‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 148 sur 271 · DÉTAILS SUR CES ÉVÉNEMENTS · texte numérisé non relu

DÉTAILS SUR CES ÉVÉNEMENTS

de Prie l’est également dans sa terre de Normandie Je ne doute point que ces nouvelles

ne se ressemblent pas; hier j’étais roi, aujourd’hui je suis Pompée; je vais à Chantilly; je compte, belle maman, que vous me conserverez toujours vos bonnes grâces. » On lui demanda sa parole, qu’il donna, et puis il monta dans sa chaise qui l’attendait depuis longtemps pour aller à Rambouillet, et partit après avoir gracieusé tous les courtisans qui l’accompagnaient; et quand il fut hors de portée qu’on l’entendit, il dit à son postillon : « A Chantilly ! » M. de Saint-Paul, exempt des gardes, le joignit et l’accompagna jusqu’à Chantilly, et vint le lendemain matin rendre compte au roi qu’il l’avait laissé à Chantilly. On dit qu’il y avait un détachement des gardes du corps en cas qu’il fit résistance, mais qui ne parurent pas; il n’y eu a point eu à Chantilly. La veille et le jour même, le roi avait beaucoup badiné^ avec lui, et en partant, à quatre heutes et demie, il lui dit de ne se point presser, de faire ses affaires, sur ce qu’il lui avait dit qu’il en avait; qu’il pouvait partir à huit heures du soir, qu’il arriverait toiÿours assez tôt pour le souper, et en montant en carrosse il dit au duc de Charost, à qui il venait de donner ses ordres : d’où il venait, qu’il ne montait pas avec lui. Ce dernier s’excusa sur ce qu’il avait quelques affaires; il répondit : « Puisque cela est, il faut que le duc de Gêvres vous attende pour vous mener. » Dès que le prince fut parti, M. de Fréjus porta la lettre du roi à la reine, qu’on dit conçue en ces termes : « Je vous prie et vous ordonne de croire tout ce que M. de Fréjus vous dira de ma part, et de ne m’en parler de votre vie. » (Mathieu Marais, Correspondance inédite, p. 425.)

1. Dès qu’elle se sentit disgrâciée sans retour, cette femme, dont l’existence avait été si brillante, tomba dans le désespoir. Voici comment d’Argenson raconte sa mort, accompagnée de circonstances étranges : « Elle prit la résolution de s’empoisonner tel jour et à telle heure. Elle annonça sa mort comme une prophétie; on n’en crut rien Quoi qu’il en soit, elle réunit à

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