LA REINE CAROLINE
deur et se montra fort mécontent qu’il eût quitté son poste, sans y avoir été autorisé. Pour expliquer la précipitation de ce départ, Walpole s’empressa de lui remettre la lettre du cardinal, qui parut calmer un peu la mauvaise humeur du roi; profitant alors de cet instant favorable, l’ambassadeur lui déroula toutes les péripéties de la politique étrangère, en lui confirmant de la manière la plus absolue les intentions favorables du cabinet français, telles que les lui manifestait la lettre du cardinal. Le roi en fut vivement impressionné, car après une audience de deux heures, il le congédia, en lui témoignant qu’il approuvait pleinement toute sa conduite.
Cet entretien et la lettre de Fleury vinrent puissamment au secours de la reine Caroline, en faveur -des ministres et déterminèrent le roi à persister dans le système qu’avait suivi son père.
très-prononcé. Son instruction littéraire était nulle; mais, eu revanche, il avait fait de l'histoire une étude approfondie : il embarrassait souvent ses ministres par sa connaissance parfaite des traités, de leurs moindres clauses et des dates où ils avaient été conclus. Avec peu de talent, il était emporté et absolu, et personnifiait en lui les défauts de sa race. »