‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 229 sur 271 · M. DE CHAUVELIN LE REMPLACE · texte numérisé non relu

M. DE CHAUVELIN LE REMPLACE

les affaires étrangères Alors à la recommandation du maréchal d’Huxelles et par suite des intrigues de Pecquet, premier commis du ministère, partisan acharné de la \ieille école opposée à l’Angleterre, ainsi que grâce à l’influence de quelques dames de la cour, ennemies de la famille de Morville, M. de Chauvelin fut fait à la fois garde des sceaux et secrétaire d’État pour les affaires étrangères

1. « Le 18j on a été étonné de voir M. de Morville remettre aussi au roi, de son bon gré, la place de ministre et secrétaire d’État aux affaires étrangères, qui a été donnée sur-le-champ à M. de Chauvelin : Habenti dubitur. 11 a tout pris, il a la dépouille du père et du fils, et comme on parle de lui faire passer un cordon bleu, on dit qu’il est le père, le fils et le saint esprit. Les étrangers ont grand regret de M. de Morville j c’est un homme d’esprit, attentif, doux et fort instruit. Il se retire âgé de quarante ans au plus. » (Mathieu Marais, Journal, t. 111, p. 230.)

« On donne 36,000 livres de pension à M. d’Armenonville et 20,000 livres à M. de Morville. C’est ainsi qu’on agit dans ce pays : on retranche à cent pauvres familles des rentes viagères dont le fonds est éteint, tandis qu’on donne 56,000 livres de pension à des gens qui ont occupé des postes élevés, où ils ont amassé des biens considérables aux dépens du peuple. » (Barbier, Journal, t. I, p. 261.)

Outre sa pension, on donna à M. de Morville l’agrément du premier régiment qui vaquerait pour son fils et un logement dans le château de Versailles.

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