WALPOLE OBTIENT DE FLEURY
difficiles. Walpole, en présence de l’ascendant pris par M. de Chauvelin et des fortes préventions qu’il avait su donner au cardinal en faveur du premier projet, se défiait pour la première fois du succès et répugnait à agir directement dans cette grave question. Mais ses collègues lui ayant démontré que, dans une pareille urgence, c’était là le seul moyen de bien servir Sa Majesté, il prit jour avec le cardinal et vint le trouver à Versailles à six heures du matin. Son Éminence fit à Walpole le plus aimable accueil, en lui reprochant avec bonté de n’être pas venu le voir depuis longtemps ; et, sur sa demande, il donna l’ordre à son valet de chambre de tenir sa porte fermée pour tout le monde, pendant cette conférence, d’où dépendait, lui dit l’ambassadeur, l’avenir de l’ai- «
liance entre l’Angleterre et la France, aussi bien que la paix de l’Europe. Il se mit aussitôt à lui lire le contre-projet de traité, article par article. L’entrevue dura d’abord toute la matinée, et après qu’ils eurent dîné en tête-à-tête, elle continua encore pendant plusieuree heures. M. de Chau-