CONCLUSION
En 1743, le cardinal de Fleury venait de terminer sa longue carrière, à l’âge de 90 ans, laissant son pays en proie aux violences du cardinal de Tencin ; Robert Walpole avait dû quit- . ter le ministère pour faire place à M. Pelham, et la guerre éclatait entre la France et l’Angleterre. Horace Walpole, qui avait conservé le plus profond respect pour la mémoire de son vénérable ami, et qui s’était toujours montré le zélé partisan de la paix européenne, déplorait amèrement les changements survenus dans les deux royaumes. 11 disait que si le cardinal et son frère Robert avaient encore été à la tête des affaires, ces deux hommes d’État auraienbpu facilement s’entendre et éviter ainsi les plus funestes calamités : il n’attribuait les campagnes d’Italie et d’Allemagne, sous le gouvernement du cardinal de Fleury, qu’à la fougue et à la susceptibilité caractéristiques de la nation française, auxquelles l’humeur pacifique du prélat avait dû céder malgré lui, et il croyait que les différends entre la France et l’Angleterre pouvaient toujours être applanis sans qu’il en coûtât rien à