SON PORTRAIT
jamais vu en Angleterre. L’honnêteté naturelle de son esprit, jointe au peu de lumières qu’une éducation étroite avait pu y ajouter, lui faisait considérer son acceptation de la couronne d’Angleterre comme une usurpation, et ce scrupule troubla toute sa vie... 11 ne parlait pas l’anglais, et l’âge de l’apprendre était passé pour lui; nos coutumes et nos lois étaient des mystères qu’il n’essayait point d’approfondir, et il n’y serait jamais parvenu s’il l’eût entrepris. 11 avait une sorte de bienveillance naturelle qui lui faisait souhaiter le repos à l’humanité tout entière, à la condition qu’on respectât le sien. »
George 1" possédait cependant des qualités, peu faites, il est vrai, pour enthousiasmer la multitude, mais très- réelles dans un souverain : il avait de la franchise, de la simplicité et de la douceur dans les manières, une grande application aux affaires, une exactitude et une économie remarquables; enfin, quoiqu’il eût bien fait la guerre, il aimait la paix *.