‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 67 sur 271 · ATTITUDE DE M. DE FRÉJUS · texte numérisé non relu

ATTITUDE DE M. DE FRÉJUS

nête homme ; après avoir été en grand crédit sous Louis XIV, il est resté un des types de la vieille cour, et cela d’autant plus qu’il a été pendant quelques années le très-humble serviteur de madame de Beaunc, sœur de xM. de Torcy. »

• Pendant que tout s’agitait ainsi autour de lui, Walpole, de plus en plus frappé de l’attitude calme et réservée de M. de Fréjus, autant que de son influence toujours croissante sur le

une humeur douce et aisée, un bon esprit, éclairé par un grand usage du monde et cultivé par beaucoup de lecture. Saint-Simon lui reconnaît beaucoup d'esprit, de la lecture et de la valeur. 11 s’était marié trois fois, et la dernière il avait épousé par ambition mademoiselle de Ghâteaubriand, fille naturelle du prince de Coudé et de mademoiselle de Moiitalais : « 11 espéra, dit Saint- Simon, de ce troisième mariage, s’initier à la cour sous la protection de M. le Duc et de madame la Duchesse. Il n’y fut jamais que des faubourgs. » •

M. Sainte-Beuve nous le peint comme un des figurants du grand siècle, sans toutefois le laisser se confondre dans la foule. 11 est mort à l’àge de 80 ans, laissant quatre volumes de mémoires, sous le titre de : Recueil de diff'éreutes choses. « L’auteur y entre pour très-peu : c’est l’homme de société, le vieillard oisif et amusé qui vide pèle-mèle ses portefeuilles. la longue, c’est absolument comme si l’on causait avec les personnes de ce monde-là. » (Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. IX.) Son fils Léon, comte de Lassay, dont il est ici question, né en 1083, était premier écuyer de la dfichesse douairière de Bourlion, dont il devint l’amant et le commensal au palais Boiu’bon; il exerçait sur elle un empire presque absolu.

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