‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 79 sur 271 · MARIA.GE DU COMTE DE SAINT-FLORENTIN · texte numérisé non relu

MARIA.GE DU COMTE DE SAINT-FLORENTIN

ris, Schaub fui rappelé, et son protecteur, lord Carteret, nommé lord lieutenant d’Irlande, dut céder son poste de secrétaire d’État au duc de Newcastle l’ami dévoué des deux ministres, tout-puissants désormais. Le roi George renonça alors d’assez bonne grâce à l’érection du duché de la Vrillière, et il se contenta d’accorder une dot de dix mille livres sterling à la comtesse Amélie de Platen, fiancée du comte de Saint- Florentin^*. Schaub obtint pour tout dédomma-

1. Thomas Pelham HoUes, fils de lord Pelham, lord commissaire de la trésorerie sous le roi Guillaume, était né en 1693 ; il avait hérité le duché de Newcastle en 1711. Il était fort ambitieux, .mais d’une rare laideur et d’une gaucherie de manières extraordinaire. Macaulay a dit de lui, en parlant de son entrée aux affaires : « Les hommes capables se moquèrent tous de lui : ils le traitaient d’imbécile, de radoteur, d’enfant qui ne sait pas pendant une heure ce qu’il veut, et cependant il les joua tous successivement. » {Miscella néons wriiings, p. 205.)

2. Le mariage eut lieu en août 1724. Mathieu Marais dit, à cette date : « J’ai appris le mariage du comte de Saint-Florentin avec mademoiselle de Platen, Allemande, fille du chancelier de Hanovre, k qui le roi d'Angleterre prend grand intérêt. Ou la dit sa fille. Il a écrit à madame de la Vrillière une lettre trèsgracieuse qu’elle a apportée à l’hêtel de Conti. M. de la Vrillière croyait être duc par cette recommandation d’Angleterre, et si le cardinal Dubois ou le duc d’Orléans eussent vécu, il l’aurait été ; mais le roi a dit : « Il ne le sera jamais. » Ainsi le mariage se fait sans duché..... La cour a dit de M. de la Vrillière qu’il avait une duché périe au lieu d’une duché-pairie. Madame de Saint-

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