‹ Louis 9. tragedie en cinq actesChapitre 29 sur 57 · RAYMOND, N OU R AD I N · texte numérisé non relu

RAYMOND, N OU R AD I N

NOURADIN.

En ce lieu j'ai cru trouver ton maître ; C’est ici qu’il veut bien m’écouter un instant :

Annoncfc-lui , visir, que Nouradin l’attend.

RAYMOND

Prince , puisque mon maître a promis de t’entendre , Auprès de toi , sans doute , il va bientôt se rendre. Mais puis-je t’expliquer mes sentiments secrets ?

Parle.

NOURADIN.

RAYMOND

Cette fureur qui se lit dans tes traits ,

Le courroux du Soudan , la crainte qui l’assiège, L’espoir de ces chrétiens que ta valeur protège , Tout semble d’Almodan confirmer les soupçons : Ami des chevaliers , séduit par leurs leçons , Chaque jour , à ses yeux , tu les nommes tes frères :

Il craint que , renonçant au culte de tes pères

NOURADIN.

Non , il ne le craint pas. Mes services passés ,

Mes discours au Soudan m’ont fait connaître assea. Je hais la trahison , je méprise un transfuge.

RAYMOND

Des chevaliers chrétiens n’es-tu pas le refuge ?

. NOURADIN.

J'imite leurs vertus, sans adopter leur foi.

RAYMOND

Quel §era son garant?

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