‹ Louis AgassizChapitre 205 sur 387 · AGASSIZ A JAMES-D. DANA · texte numérisé non relu

AGASSIZ A JAMES-D. DANA

d’avoir l’occasion d’étudier vos coquilles fossiles. Je pense que dès que j’aurai terminé mon cours Lowell, je me trouverai libre; toutefois, je ne puis encore vous en indiquer l’époque précise. J’ai commencé à étudier vos « Zoophytes », mais c’est un livre si instructif que j’avance lentement. 11 y a des années qu’un ouvrage ne m’a autant appris que le vôtre. Dès que j’ai vu que je ne pourrais pas le finir promptement, j’ai envoyé à l’un des journaux d’Europe les plus répandus, la Preussische Staats-Zeitung, un compte rendu préliminaire ne donnant qu’une idée générale de l’ouvrage, et j’adresserai à Erichson un rapport scientifique plus détaillé, quand j’aurai terminé ce volume.

Comme j’ai dans mes papiers une lithographie de l’exemplaire original de l 'Homo dïluvii testis de Scheuclizer, je l’expédierai au professeur Silliman en même temps que cette lettre. Vous trouverez, je crois, qu’il est le pendant du spécimen de votre musée, et qu’il est à peu près dans le même état de conservation. Ayant reçu dernièrement mes livres, je puis vous adresser une brochure d’Ehrenberg, qu’il me charge de vous remettre. Voici en outre les ouvrages que le professeur Silliman a eu l’obligeance de me prêter J’ai fait beaucoup d’observations

que je désirerais publier, mais je ne puis pas trouver un moment pour vous en faire part. Je dois attendre que le temps soit assez mauvais pour empêcher les chasseurs et les pêcheurs de m’apporter quoi que ce soit.

Ainsi se termina la première année qu’Agassiz passa en Amérique; la seconde fut remplie d’événements qui eurent la plus grande influence sur sa carrière en même temps que sur toute sa vie.

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