‹ Louis Bernard Coclers et son œuvreChapitre 11 sur 39 · IO · texte numérisé non relu

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Portrait d’une dame.

I. Buste de face, les bras croisés sur un coussin qui se trouve dans l’embrasure d’une fenêtre. Elle est coiffée d’un grand chapeau orné de plumes et porte une pèlerine plissée qui laisse voir un fichu. Le coin gauche, en haut, est drapé d’un rideau. Le fond comme le chapeau et la figure sont travaillés à la roulette. A gauche, sous l’appui de la croisée : L. B. Coclers ad vivum.

Voir la reproduction en regard du titre.

II. Le fond, les parties ombrées du chapeau, sous les bras et du coussin sont très noires par la forte mor-

sure de la planche. La pèlerine, sur l’épaule droite, ainsi que l’ombre sur le bras gauche et une bouclette de dentelle de la pèlerine sur le même bras ont été grattées.

III. Les plis de la pèlerine grattés dans l’état précédent, sont de nouveau introduits à la pointe sèche et accentués au lavis à la plume.

IV. Le fond est couvert de lignes s’entrecroisant. La fenêtre, avec l’appui de la croisée où s’appuie la dame est enfermée dans un gros trait carré. Le bras gauche est ombré au pointillé et l’appui de la croisée est couvert de lignes horizontales.

La jeune mère.

Une jeune femme des trois quarts à gauche; elle porte un bonnet et un manteau rejeté sur l’épaule gauche. Sur le sein droit découvert, elle appuie, de la main gauche, une tétine dont elle tient de la main droite le tuyau dans sa bouche.

Coupée. T. C. 178 — 150.

Gravure au sable.

Il en existe des exemplaires imprimés en rouge.

La mascarade.

I. Un monsieur et une dame se trouvent devant une toilette placée à droite. Lui, des trois-quarts a droite ;

elle, des trois quarts à gauche. Elle est coiffée »en pouf’ et tourne la tête vers le miroir. Il a mis sa capeline et son manteau, et embrasse la dame du bras droit. Elle porte son manteau de fourrure et cache ses mains dans les manches.

En dessous, à gauche : Coclcrs ft 1779.

P. 164 — 1 3 1 . T. C. 127 — 124. Marge 31.

Eau-forte pure.

IL Le fond est ombré, excepté au centre, à gauche. La figure du monsieur est ombrée et il porte des moustaches. La capeline, le manteau et le manteau de fourrure sont très fortement ombrés. La coiffure de la dame est plus achevée, surtout les plumes.

La lettre.

I. Une jeune dame, assise de face, costume époque Louis XVI, coiffée »en pouf’, lit une lettre qu’elle tient des deux mains et où l’on voit écrit à rebours »à Leyde”. Elle appuie un coude sur une table à gauche, couverte d’un tapis, sur laquelle se trouve une mandoline sur quelques feuilles de musique, dont une pend le long de la table. Derrière elle, à gauche, une servante tenant un écrin ouvert. Deux portraits sont accrochés à la muraille. A droite, un escalier de trois marches conduit à un corridor, avec une porte au fond où se trouvent deux femmes causant. En haut, un rideau. A gauche, sous le trait carré : L. B. Coclcrs Aqua forti 1780 et à droite: L. B. Coder s fiinxit.

Le sein et les bras de la dame sont encore blancs, la figure n’est presque pas ombrée, seulement le front à droite et la mâchoire gauche. Les murailles du corridor sont blanches et les dalles ne sont indiquées que par quelques lignes. Il n’y a que le haut de la feuille de papier pendante qui soit couverte de lignes.

IL La figure de la dame est ombrée au pointillé, le bras droit couvert de lignes, l’ombre sur le cou, sous le menton, est renforcée de pointillé entre les lignes, et le sein est indiqué par quelques lignes à la pointe sèche. La figure de la servante est couverte de lignes horizontales, l’ombre sur le bras gauche est renforcée de pointillé. Le fond, derrière la dame, est augmenté d’une couche de lignes verticales, les murs du corridor sont couverts de lignes, et les dalles sont gravées. Le rideau est tout à fait couvert de lignes horizontales.

III. La mandoline est couverte de lignes à la pointe sèche et la feuille de papier de lignes horizontales. La jupe est couverte et rayée de lignes descendantes, la main droite est ombrée au pointillé, le tablier de la servante est couvert de lignes obliques.

IV, Le fond est couvert de lignes verticales et le blanc qu’on voit sur le cadre du tableau gauche dans l’état précédent est moins dur. La main et le bras gauches de la dame sont ombrés de lignes à la pointe sèche.

V. Les lignes sur les bras et sur les doigts de la main droite ont été grattées et remplacées par un travail au pointillé. L’ombre, dans le creux du cou et du sein, est aussi renforcée de pointillé. La porte, au fond du corridor est couverte de lignes horizontales.

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