‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 110 sur 529 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

14. Celui qui se confie aux homines ignore tout de ceux-ci et meconnait Dieu.

« La mediocrite, c’est tout attendre des autres et rien de Dieu ni de soimeme. »

15. Presentement, Dieu ne juge et ne condamne personne, mais nous demeurons redevables pour nos pensees, pour nos paroles et pour nos actes.

16. Celui qui veut plaire aux homines evince Dieu, car on ne peut contenter la multitude et l’Unique.

17. Celui qui peut se connaitre et s’amender devient facilement maitre de soi-meme et du monde.

18. La connaissance de soi-meme permet de supporter tous les jugements et tous les abandons en silence.

19. S’il parait inutile de nous vaincre, demandons-nous au moins s’il est possible de nous commander.

20. II est plus aise d’entrainer tous les homines a la conquete du monde que d’en amener un seul a la possession de soi-meme.

« Le saint pleure sur les egares et fuit les hypocrites. Le sage patiente avec les ignorants et sourit meme aux mechants. »

21. Celui qui se prepare a la mort avec application ne sera pas surpris au jour de la separation et de la reunion.

22. II est A difficile de se plier a la volonte de l’Etre, parce qu’il est dur de reconnaitre notre ignorance et notre impuissance actuelles.

14’. C’est dans l’abjection terrestre que nous connaitrons le mieux la saintete, mais c’est seulement dans la gloire celeste que nous reproduirons pleinement Dieu.

15’. Ce qu’il a decide pour chacun, nul ne peut le savoir avant le terme de l’accomplissement.

16’. La grace de Dieu est comme une eau immaculee qui delivre les univers et les ramene au Seigneur ultimo et premier.

17’. II n’y a qu’un petit nombre d’hommes capables d’apprecier l’obscure origine du ciel et de la terre.

18’. Celui qui se levera a la fin des temps commandera au ciel et a la terre, et tous lui obeiront comme le cceur se soumet a l’amour.

19’. Tout ce que nous repoussons et tout ce que nous retenons nous ecrase, mais tout ce que nous acceptons et tout ce que nous donnons nous delivre.

20’. La nature enseigne le monde, mais les homines preferent deraisonner avec subtilite pour n’aboutir a rien, plutot que la suivre pas a pas pour connaitre ce qu’ils sont.

21’. Le sage est comme un noyau qu’on abandonne avec indifference, et comme un os qu’on jette avec mepris.

22’. L’ enfant de Dieu penetrera aisement dans les detours du Livre et suivra fidelement la voie qui mene au plus que Parfait.

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