‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 220 sur 529 · LIVRE XVI · texte numérisé non relu

LIVRE XVI

53. Ils ignorent le sens cache de la parole inspiree, leurs explications morales en sont la preuve attristante. S’ils comprenaient, ils remonteraient a la source au lieu de se perdre dans des justifications oiseuses et dans des disputes imbeciles.

« Dieu effacera les patries, les ideologies, les confessions et les sectes, car les croyants sont tous freres dans l’unite de l’Unique. »

54. Ne craignons pas d’etre comme des solliciteurs acharnes et comme des mendiants importuns devant le Seigneur, car il n’accorde ses tresors qu’a ceux qui l’en prient avec humilite, avec perseverance et avec amour.

55. Dans toutes les occasions ou nous sommes tentes, prions avec amour pour la conversion du malin, c’est-a-dire pour sa soumission et pour son retour a Dieu. Ainsi ou bien il se convertira, ou bien il s’eloignera et de toute fa^on nous serons delivres.

56. La frequentation intime du Seigneur nous enleve toute timidite et rend notre foi agissante et notre amour miraculeux ; c’est elle qui nous donne le necessaire et qui nous comble du superflu, afin que nous soyons les vivants temoins de la benediction du Tout-Puissant.

57. Beaucoup d’hommes et de choses passeront, et le Livre sera toujours neuf et scelle comme au jour de sa naissance, dans la pauvrete, dans l’anonymat et dans l’abandon.

58. Dieu ne regarde pas beaucoup a nos situations dans ce monde. Il considere plutot l’etat de nos cceurs, car c’est de lui que provient notre sauvetage ou notre perdition, et la couleur de nos peaux n’ajoute ni ne retranche rien a cela.

53’. Dieu nous propose l’aventure inouie et il nous offre le lot incroyable. Il nous presente les clefs de la mort et de la vie et il nous indique la voie qui sauve du chaos de l’absurde.

Mais nous nous acharnons stupidement dans la poursuite de la pourriture agonisante et nous crions a l’injustice. Serons-nous toujours aussi imbeciles et aussi incurables ?

54’. Nous sommes cousus de dettes devant le Tres-Haut, mais nous lui demandons toujours plus, afin d’eprouver sa generosite sans borne et afin d’approfondir son amour sans fond.

55’. Ce n’est pas en maudissant le maudit que nous le ramenerons au bercail et ce n’est pas en luttant avec lui que nous nous en delivrerons ; c’est en demandant pardon a Dieu pour lui et pour nous.

56’. Quand nous sommes tourmentes, prions pour le tourmenteur.

Quand nous sommes combles, louons le Genereux, mais quand nous sommes abandonnes, faisons humblement l’inventaire de notre nudite et de notre nullite et efforgons-nous de retablir le contact par la meditation des livres saints.

57’. Non, nous n’avons pas ecrit le Livre en vain, car des multitudes de croyants en seront confirmes dans leur foi, fortifies dans leur amour et eclaires dans leur quete. Et notre recompense brille deja dans les mains et vit dans le cceur du Seigneur magnifique.

58’. Tous gagnent leur vie en travaillant, en trafi quant, en jouant ou en volant. Seul celui qui cherche Dieu est contraint de mendier son pain comme un inutile. « O merveilleux humour du Tres-Haut pour celui qui sait ! »

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