‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 230 sur 529 · LIVRE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE XVII

24. Quand nous serons degoutes des vanites du monde, nous reviendrons au Livre qui nous redonnera le gout de la foi et de la paix si necessaires a la manifestation de 1’ amour divin.

25. La sobriete, la simplicity et la charite sont les trois grands medecins du corps, de l’esprit et de lame, mais l’amour divin est le seul remede a la maladie de nos vies exilees.

26. Nous agirons avec une foi absurde dans la veille jusqu’a ce que nous agissions de la meme fa^on dans le reve, alors l’unite sera realisee en nous.

27. Comme les hommes violentent leurs corps ! Comme ils torturent leurs esprits et comme ils briment leurs ames !

« Remercions Dieu pour la bonne creature et louons-le pour le fruit excellent. »

28. Ils ont astucieusement et criminellement substitue leurs paroles profanes aux paroles saintes, et a present, les medio cres suivent aveuglement leurs mots d’ordre, sans meme connaitre l’enseignement du maitre divin dont ils se recommandent avec impudence.

29. Comment croire quand l’injustice et la mort nous sapent ?

— Comment benir quand la misere et le desespoir nous ecrasent ?

— Comment etre vertueux quand tout nous manque et comment etre detache quand le monde nous opprime ?

30. II vaut mieux avoir a faire a mille incroyants qu’a un seul sectaire aveugle et ignorant.

24’. Chaque imagination parait absurde jusqu’a ce qu’elle soit realisee dans le monde, chacun s’etonne alors, puis tout le monde s’accoutume au prodige et finalement nul n’y fait plus attention.

25’. En eliminant le doute de la raison par l’exercice constant de la foi en action, nous arriverons non seulement a ne plus tenir compte des apparences contraires, mais encore a les modifier miraculeusement.

26’. Comment celui qui est faux devant les hommes pourrait-il etre vrai devant Dieu ? Et comment celui qui s’ est livre aux passions du monde pourrait-il encore entendre son Seigneur ?

27’. En delaissant les mirages du monde et en se consacrant a la quete de l’unite divine, le sage evite bien des complications, bien des exces et bien des douleurs inutiles.

28’. Les charges d’ames ont delaisse la moisson de vie pour la moisson de mort.

Trompeurs et trompes seront rejetes, et il y aura de la stupefaction, des pleurs et un desespoir affreux comme la fange du bourbier ou ils seront relegues avec les mechants.

29’. La saintete est vraiment une epreuve d’ endurance et de force que bien peu d’hommes peuvent subir sans succomber.

« Paraitre ceci ou paraitre cela, se trouver ici ou se trouver ailleurs, quelle importance pour celui qui s’est oublie en Dieu ? »

30’. La pire ignorance n’est-elle pas de se prendre au serieux et de croire a sa propre intelligence ici-bas ?

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