LIVRE XVIII
fond de revolte les a rendus sourds a la « L’enfer est rempli de feu, de mavoix de la sagesse divine. chines, de puanteur et de cris. Le pa-
radis est plein de lumiere, de fleurs, de parfums et de chants. »
4”. Rien pour l’homme revolte contre Dieu.
Rien pour la femme revoltee contre l’homme.
Rien pour l’enfant revolte contre la femme.
Rien pour le monde revolte contre l’enfant.
5. Le malin ne dit jamais son nom franchement, il prefere se cacher sous une fausse identite ou bien il dit « MOI ».
« L’ecorce. »
6. Les croyants postulent l’ame divine, les saints et les sages l’incubent et la manifestent ici-bas ; mais les mechants et les brutes stagnent dans les limbes de l’oubli et s’amenuisent dans la peripherie tenebreuse.
7. Il nous faut devenir indifferents aux biens materiels et comme absents aux dons spirituels, afin de pouvoir gouter pleinement la beatitude de l’union divine. « Voila la pauvrete au monde, et voila la richesse en Dieu. »
8. Si nous voulions developper systematiquement l’enseignement des Ecritures saintes, nous nous apercevrions finalement que toute la creation est comme la prodigieuse bibliotheque du verbe incarne.
9. Celui qui commence a voir clair en soi n’est vraiment pas her de sa vie dans ce monde, ensuite il n’en est meme plus honteux, quand il connait la faiblesse de sa condition de creature incarnee dans la boue tenebreuse et malodorante.
5’. Je suis l’essence, je suis la substance et je suis le nceud, dit le Seigneur du centre.
« L’amande. »
6’. Les ames divines tendent par leur nature a se separer de la croute du peche et a rejoindre leur centre eternel pur et vivant. « Les prophetes sont venus collecter la poussiere d’or dispersee dans la boue de ce monde. »
7’. Les ecorces innombrables de la creation attirent les homines bien mieux que l’amande substantielle qui y est enfermee. Ainsi beaucoup preferent les explications subtiles et superficielles qui les egarent dans le nombre, plutot que la pensee concise et profonde qui les centrerait dans la lumiere de l’Unique.
8’. L’ intelligence nous a ete donnee afin que nous la chevauchions et qu’elle serve a notre delivrance, et non pas pour qu’elle nous ecrase et nous enchaine dans ce monde melange.
9’. Le peche est ce qui engendre en nous la puanteur de la misere, du crime, de la maladie, de la decrepitude et de la mort.
« Qui peut se glorifier d’habiter le fumier ici-bas ? Et qui peut se vanter de s’etre purifie de sa mauvaise odeur ? »