LIVRE XVIII
64. C’est Dieu qui nous marque pour la quete de la vie et c’est lui qui nous mene au but quand nous sommes humbles, aimants et obeissants a sa loi d’ amour.
« L’union du del et de la terre fait paraitre la lumiere du Parfait. »
65. Nos mains sont impuissantes a trier la vie de la mort, et l’humble connaissance de cette verite permet seule a Dieu et a la nature d’accomplir notre delivrance ici-bas.
64’. Les sages et les saints transpirent Dieu malgre eux, et c’est en cela seulement qu’ils ont de la vertu.
« Ainsi ce que nous faisons n’est rien, c’est ce que Dieu fait en nous qui est tout. »
65’. Le saint Nom de Dieu est une realite vivante et palpable qui peut tout. C’est un mystere que bien peu ont connu ou connaitront.
65”. Soyons pieux et croyants, soyons simples et patients, soyons sobres et paisibles, et cultivons la terre du jardin d’Eden avec l’aide du Seigneur tout-puissant.
66. L’amour penetre, l’amour anime, 1’ amour exalte, 1’ amour multiplie, l’amour unifie dans la splendeur.
67. Les savants et les intelligents du monde seront bien de^us en lisant le Livre et ils diront : « Ca n’a ni queue ni tete », car, justement, le Livre est un cercle qui garde l’ame et qui lui parle au-dedans.
68. Qui presen tera au Tres-Haut un miroir d’ amour et de purete, afin qu’il habite a nouveau parmi nous dans la splendeur premiere et derniere ?
69. II n’y a plus de hasard et il n’y a plus de doute pour celui qui fixe Dieu en esprit et qui l’heberge dans son cceur. II n’y a plus ni tribulations ni mort pour celui qui est un avec le Parfait dans sa lumiere sainte.
70. Si nous desirons demeurer vivants, nous devons aimanter en nous la vie celeste afin qu’a son tour elle nous attire jusqu’a elle, ou il n’y a plus de place pour la mort.
66’. C’est par la purete de la grace que nous aimantons l’amour divin et que nous incarnons Dieu en nous.
67’. La parole de Dieu humilie d’abord notre raison, ensuite elle communique secretement sa lumiere a l’ame avant d’illuminer l’esprit, si nous sommes attentifs et perseverants dans notre quete sainte.
68’. Notre vierge a con^u sous les regards du Tres-Haut et elle nous a donne un fils qui a vaincu la mort et qui perfectionnera tous ses freres estropies.
69’. Celui qui a vu le Seigneur, qui l’a touche et qui l’a goute, n’a plus ni foi, ni crainte, ni esperance, car la possession de la vie l’illumine et famine pleinement dans la certitude experimentale de l’Unique.
70’. Qui a vu la lumiere de Dieu briber sur la terre des morts ?
— Qui a vu for du Seigneur feconder la terre des hommes ?
— Qui a vu le Sauveur tres parfait se multiplier dans la terre des vivants ?