‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 255 sur 529 · LIVRE XIX · texte numérisé non relu

LIVRE XIX

« O fidelite de la premiere et de la derniere heure ! »

11. Qui que nous soyons et quoi que nous fassions, gardons l’esprit et le cceur fixes en Dieu afin de ne pas nous perdre dans les tenebres de ce monde.

12. Celui qui adore Dieu en esprit et en acte est assure de ne pas se tromper ici-bas et ailleurs.

13. II n’y a pas d’obstacle infranchissable pour celui qui cultive la bonne volonte en Dieu, car les terreurs de la nuit s’evanouissent devant la lumiere du Parfait.

14. Si les mediocres peuvent encore germer, ce ne peut etre que par la chaleur de 1’ amour fraternel. Qui ne voudrait tenter de sauver les plus desherites des humains ?

15. Celui qui reconnait ses torts desarme ses ennemis et les transforme en allies.

16. Dieu nous recherche bien malgre nous quand nous nous cachons de lui. Pourquoi ne le rechercherionsnous pas malgre lui quand il se derobe a nous ?

17. Des legions d’ignorants nous expliquent la sagesse profane. Des nuees de savants nous imposent la science etrangere. Des foules d’intelhgents nous devoilent les secrets de la creation. Une multitude de courageux nous promet le bonheur pour demain. Des millions de delirants multiplient la folie de tous. Des miUiers de faux prophetes nous decrivent leurs tenebres.

ne a la solitude de la mort.

« Q comme le don secret lave la souillure du peche ! »

11’. Faisons en sorte que notre pensee ultime soit toujours en Dieu afin de purifier nos visions pendant le recueillement de la veille, pendant celui du sommeil et pendant celui de la mort.

12’. Celui qui cherche Dieu va a la solitude de la nature. Celui qui a trouve Dieu revient a la societe des homines.

13’. Notre Seigneur qui habite la vie ne nous abandonnera pas a l’heure difficile de la separation et du depouillement, pourvu que nous brillions au moins comme des vers luisants dans la nuit du monde.

14’. Que les sages et que les saints qui nous ont mis sur la voie de Dieu soient benis a jamais dans le sein tres pur et tres vivant de l’Unique Splendeur !

15’. Tout ce que nous aimons nous sert et nous libere. Tout ce que nous haissons nous echappe et nous opprime a la fin.

16’. Le bapteme de l’eau nous delivre et nous purifie, mais le bapteme du Saint-Esprit nous feconde et nous anime pleinement.

17’. Et vous, pauvres revoltes qui vous agitez, qui hurlez et qui maudissez dans l’exil de la mort, on vous prete du genie et vous n’avez pas meme l’intelligence de rechercher en silence et avec patience la sortie de votre prison tenebreuse et glacee.

Vous vous heurtez a la surface des mots et des choses et vous lancez inutilement des mots et des choses a la surface du monde.

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