‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 271 sur 529 · LIVRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE XX

19. II n’y a ni competitions, ni jurys, ni examens, ni prix, ni medailles, ni diplomes qui comptent dans la quete du Tres-Haut.

20. Seulement un cceur brise dont le Seigneur separe doucement la write du mensonge, afin de venir l’habiter dans toute sa gloire retrouvee.

21. La meilleure voie vers Dieu, c’est la plus grande attention dans le plus grand abandon, apres la quete longue et ardue dans les tenebres de la foi.

22. Nous nous passerons aisement du monde exterieur le jour ou nous ne pourrons plus nous passer du Seigneur interieur.

23. Si le monde se revele a nous comme une planche pourrie, appuyonsnous sur le Seigneur qui ne se derobe jamais quand un bien-aime vient reposer sur son sein.

24. La meilleure fa^on de servir Dieu, c’est etre pour les autres homines comme un poteau indicateur qui montre le chemin de l’Unique Splendeur.

25. Contempler son Seigneur et organiser le monde, c’est impossible.

II faut choisir au commencement afin de ne pas hesiter a la fin.

26. Celui qui aura approche son Seigneur ici-bas dira : « Ma vie a ete une fete perpetuelle » et les autres ajouteront : « C’etait un saint », apres avoir crache sur lui. Quant au sage possesseur de l’unite de l’Unique, bien peu le reconnaitront sous son enveloppe mortelle.

19’. Ce sont les faineants et les benis de Dieu qui gagneront le celeste enjeu, et non les travailleurs et les intelligents de ce monde.

20’. Celui qui tient les yeux fixes sur son Seigneur avance d’un pas egal a travers l’or et a travers la boue de la creation melangee.

21’. Comme il est difficile de retrouver la joie de son Seigneur quand on a sollicite le monde et quand on a refu en paiement ses fleurs ou ses crachats !

22’. Deux choses nous desolent :

notre eloignement du Seigneur et notre stupidite devant sa creation, mais une troisieme nous epouvante : la crasse qui nous masque la lumiere du Parfait.

23’. Nous pourrons d’autant plus aimer les hommes que nous ne leur demanderons rien, et nous pourrons d’autant mieux aimer notre Seigneur que nous lui demanderons tout.

24’. Comme la presence du Seigneur est merveilleuse, et comme son absence est terrible !

Compagnon tres secret. Compagnie tres sainte. Accompagne tres aime.

25’. Ni les joies ni les douleurs de ce monde ne doivent nous faire oublier le refuge de l’unique candeur.

26’. Les faineants de Dieu re^oivent tout des mains de leur Seigneur, alors que les travailleurs du monde peinent durement pour manquer de tout ici-bas.

« Ces faineants peuvent travailler comme les travailleurs, mais quel travailleur pourrait faineanter comme ces faineants ? »

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