LIVRE XXIV
malins et les imbeciles courent eper- memes ne recolteront que l’agonie dument dans ce monde. parcimonieusement entretenue !
23”. O riches imbeciles qui meprisez les saints et les pauvres de Dieu en les laissant perir de misere dans le monde, vous mendierez un jour vos excrements comme nourriture, et la pourriture vous servira de couche et de vetement.
24. La liberte des enfants de Dieu est une liberte interieure qui dit tout et qui fait tout dans l’innocence retrouvee et gardee.
25. Demandons notre droit, mais ne l’exigeons pas, afin de ne pas faire obstacle au jugement de Dieu.
26. Si nous cherchons le monde, travaillons le plus possible. Si nous cherchons Dieu, reposons-nous le plus que nous pouvons.
27. Nous n’avons sollicite la soumission ni l’admiration de quiconque et nous ne nous sommes impose a personne.
« Qui nous suivra librement jusqu’au Seigneur de resurrection ? »
28. Que celui qui connait un livre semblable a celui-ci, le publie devant Dieu et devant les homines, s’il peut.
Sinon qu’il publie ce qu’il a entendu et ce qu’il a vu dans son cceur apres 1’ avoir lu.
29. Quoi de plus absurde et quoi de plus tragique, que le sort des impies qui refusent de rien demander a Dieu dans leurs cceurs endurcis par l’orgueil ?
24’. Q toi le Resplendissant, permets que nous te trouvions et que nous te mangions, afin que nous vivions dans ton eternite et dans ta gloire sans pareilles.
25’. Celui qui vit innocemment la verite de Dieu, n’est contredit par personne.
26’. Chacun admire sa petite personne et chacun est fier de ses petits travaux, sans voir que Dieu et son oeuvre sont seuls immortels et admirables.
27’. C’est le renoncement parfait qui nous ouvre les portes du royaume de Dieu. C’est le denuement parfait qui nous comble de la benediction de Dieu. C’est le vide parfait qui nous emplit de l’amour de Dieu.
28’. Ce qui est fixe vient de la terre.
Ce qui est mouvant vient de l’eau.
Ce qui est fumeux vient de l’air.
Ce qui est gras vient du feu.
29’. Ils se proclament forts et libres dans le monde, mais ils meurent comme les betes dans l’abandon et dans la decheance sans espoir.