‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 506 sur 529 · LIVRE XXXVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXVIII

44. Pourquoi nous laisses-tu dans la pauvrete ici-bas, Seigneur debordant ?

45. Pourquoi nous laisses-tu dans la tristesse ici-bas, Seigneur compatissant ?

46. Pourquoi nous laisses-tu dans l’ignorance ici-bas, Seigneur savant ?

47. Pourquoi nous laisses-tu dans l’abandon ici-bas, Seigneur aimant ?

48. Pourquoi nous laisses-tu agoniser dans ce monde dechu, Seigneur vivant ?

49. Pourquoi nous laisses-tu perir dans la mort ici-bas, Seigneur puissant ?

50. En nous faisant grace, le Seigneur encourage toute l’humanite a perseverer vers lui, car nous sommes entierement recouvert par le peche, notre aveuglement est total et notre merite est nul dans ce monde obscurci par la chute.

51. Prenons le temps necessaire pour la quete de Dieu et de son salut, ainsi la cupidite aveugle et sourde ne nous maintiendra pas dans l’esclavage du monde.

52. Que notre demeure reste le plus possible inconnue aux riches et aux puissants du monde, que notre table les rebute par sa frugalite et par sa simplicite, et que nul d’entre eux n’y penetre comme dans un moulin avec l’insolence qui les caracterise !

44’. C’est pour mieux vous combler dans mon royaume, enfants ingrats.

45’. C’est pour mieux vous consoler dans mon royaume, enfants mechants.

46’. C’est pour mieux vous instruire dans mon royaume, enfants malicieux.

47’. C’est pour mieux vous cherir dans mon royaume, enfants oublieux.

48’. C’est pour mieux vous rammer dans mon royaume, enfants desobeissants.

49’. C’est pour mieux vous instruire par l’absurde de l’exil, enfants revoltes.

50’. Ceux qui parleront de nous avec orgueil seront dans l’erreur, et ceux qui parleront de nous avec mepris seront aussi egares.

Le Seigneur nous connait, et nous reconnaissons le Seigneur.

51’. Travaillons pour notre necessaire et arretons-nous quand parait le superflu, car c’est un don de Dieu qui doit se manifester naturellement.

52’. Que notre maison soit toujours ouverte aux simples et aux pauvres de Dieu, que notre table soit accueillante a leur fraternite naturelle, et que nul d’entre eux n’ait jamais a attendre a notre porte !

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