Celui qui sait et qui peut est comme celui qui est
67. La honte est l’unique chatiment de celui qui reconnait son ignorance.
Dieu est reellement grand et genereux.
68. Quand un peuple meprise, maltraite ou tue ses sages, ses saints, ses enfants, ses poetes et ses artistes, la nation est pres de sa fin.
69. En se presentant aux autres comme ignorant et incapable, on obtient facilement la paix necessaire a la quete de Dieu.
70. Celui qui fait le bien, ne se met pas en peine du mal qu’on fait autour de lui.
71. Celui qui instruit les foules est rejete par tous, ensuite il attire tout le monde; c’est la justice de Dieu.
« Les sophistes nous amusent bien un temps, mais ils nous laissent le cceur et les mains vides, a la fin. »
72. Le saint est seul avec Dieu au milieu des hommes vulgaires, comme le mercure et l’or sont unis parmi les dechets de la terre.
73. II existe des esprits faits pour se rencontrer et pour communier entre eux; leur nombre varie peu a travers les ages.
74. Les marques exterieures du merite sont la preuve de l’impuissance et la juste compensation offerte aux mediocres.
65’. Tout ce qui est veridique audedans est aussi valable au-dehors, car les deux ne font qu’un en trois.
66’. Le feu central murit la lumiere celeste.
67’. II n’y a rien dans l’Univers qui ne soit aussi dans l’homme.
Le grand monde peut done delivrer le petit et le petit peut aussi rassembler le grand.
68’. La haine que les mediocres portent a la connaissance, a l’amour, a la vie, a la grandeur, a la beaute, n’a pas de borne.
69’. La realite la mieux eprouvee par le saint parait justement absurde au plus grand nombre.
70’. La vie instinctive domptee, canalisee et sublimee dans sa source mene a la saintete.
7T. Dieu, qui est vie et feu, manifeste l’Esprit Saint par la mort et par la resurrection de son Fils.
« Parmi tous ces intelligents qui nous decrivent le monde ou nous sommes prisonniers, quel est celui qui s’en sort et qui nous en delivre? »
72’. L’acceptation et le detachement guerissent toutes les folies, parce qu’ils menent a l’oubli de soi qui est la sagesse de Dieu.
73’. Les combinaisons du perpetuel devenir sont infinies. Dieu seul demeure inchange dans son vetement de vie.
74’. Celui qui cherche Dieu en pensee et en action doit ecarter les apparences de la mort, qui s’opposent au retour de l’or celeste.