‹ Louis Cattiaux - Le Message Retrouvé - 1946Chapitre 76 sur 529 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

85. Celui qui reconnait son ignorance, son impuissance et ses fautes, n’a pas de concurrent a redouter, et Dieu peut lui parler sans entrave.

86. Chaque persecution que le monde inflige au sage rapproche celui-ci de Dieu, et l’eloigne de la mort.

87. C’est l’humilite qui prend conscience de notre ignorance et de notre impuissance d’hommes egares.

C’est l’orgueil qui croit en notre science et en notre pouvoir de dieux dechus.

88. II est risque de rechercher la science pour soi-meme, mais il est encore plus dangereux d’instruire les hommes de ce qu’ils ne veulent pas entendre.

89. Rien ne peut etre dit claire ment sans provoquer l’incredulite, ou la cupidite, ou la haine, ou la mort.

90. La creation est comme l’actualisation du pouvoir imaginatif de Dieu, qui, par une extension de luimeme, manifeste la vie jusqu’aux limites de la mort.

91. La nature enseigne le secret des etres et des choses; peu d’hommes savent comprendre ce qu’ils voient.

92. II n’y a qu’un Dieu, qu’une verite, qu’un enseignement ; mais la confusion des mots et la subtilite des pensees masquent l’evidence de la vie eternelle et mouvante.

93. L’ esprit de verite est un don de Dieu; l’etude des lois naturelles et la meditation des livres saints le developpent jusqu’a l’entendement de l’incomprehensible.

85’. Celui qui part de ce qui est, arrive rapidement a ce qui sera.

Et celui qui accepte tout avec amour, reconnait vite le secours miraculeux de la Providence cachee du Seigneur.

86’. Chaque mechancete augmente le vetement de mort de celui qui la pense ou qui la commet.

87’. La faiblesse de l’eau se meut dans le del.

La force du feu demeure dans la terre.

De ces deux reunis emane l’Etre par fait.

88’. Ne nous lassons pas de l’obscurite apparente des livres saints.

Essayons plutot de la penetrer jusqu’a la nuee de l’amour et jusqu’au soleil de la connaissance.

89’. Le connaisseur conserve evidente et secrete la clef du del et de la terre.

90’. Le corps-esprit est sans commencement et sans fin. Quand il se dedouble, les univers naissent dans l’amour; c’est le temps du mouvement. Quand il se reunit, les mondes disparaissent dans la connaissance; c’est le temps du repos.

91’. Le temps fera eclater les pierres jusqu’au del et les ramenera en terre sainte.

92’. L’eau monte de l’abime de mort et descend du del de vie par la puissance de l’amour qui unit toute purete en Dieu.

93’. Instruire ceux qui ne recherchent rien, c’est troubler l’ordre du monde, et lire ceci sans mediter, c’est semer et ne pas arroser.

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