MORT DE GROS
serves à rhoimne, à qui tout manque à la fois quand il vieillit.
Pendant les dernières années de sa vie, il n'opposa à ces chagrins que les ressources de jouissances purement physiques , dont il fut privé tout à coup. Aussi sa mort fut-elle aussi inattendue que terrihle. On le trouva noyé sur les hords de la Seine, près de Sèvres. Il avait eu le soin de laisser dans son chapeau un papier sur lequel était écrit que « las de la vie et trahi par les dernières facultés qui la lui rendaient supportahle, il avait résolu de s'en défaire. »
Drouais, Fahre, Girodet, Gérard et Gros, élèves de David, fun^nt aussi des rivaux pour leur maître.
Deux chefs d'écoles, contemporains de David, Regnault^ et Vincent ^ exercèrent quelque influence sur les arls, mais bien plutôt par les élèves qu'ils formèrent que par les ouvrages qu'ils produisirent. Tous deux étaient d'habiles artistes, praticiens consommés, mais à qui il manquait cette fixité dans les idées qui fait que l'on choisit un but vers lequel on tend sans cesse, ce qui donne aux productions un caractère fort et décidé. Regnault n'avait reçu aucune instruction , et son esprit comme son imagination était sans portée. C'était un de ces praticiens très-adroits, savants même, dont les talents matériels n'auraient pu devenir réellement utiles que s'ils eussent été sous la direction d'un génie supérieur qui les eût vivifiés. Les meilleurs ouvrages de Regnault sont V Éducation d'Achille, charmante composition, et une Descente de croix, où l'on remarque une fermeté et une flexibilité de pinceau qui