À mé
Zouis-Olivier Gamacle
homme ! —‘ Ah ! te voilà déjà réveillé! Mais comme tu es blême! Je gage qu’on t’a dit que Gamache tuait les gens. Eh bien ! lâche, je
viens té donner le derniercoup!....” Illève le fusil, et le suspend à deux clous enfoncés dans la cloison; puis tirant de sa poche un verre et un flacon d’eau-de-vie, il remplit le verre, boit à la santé de l'étranger, et l’invite à rendre le compliment :— ‘Tiens, prends un bon coup, tu dormiras ensuite ; et si Gamache vient t'attaquer cette nuit, tu te défendras ; voilà, au-dessus de ta tête, un fusil chargé que je tai apporté exprès.”
— Eh bien ! camarade,” dit le maître de la maison à son hôte, en le voyant descendre tout joyeux, le lendemain matin, ‘“‘tuavais peur, hier au soir; je m’en suis bien aperçu : j'ai voulu te la donner bonne quand j'ai ététe voir, Tu me connais à présent ; et si jamais des peureux te disent que Gamache tue les voya
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geurs, tu leur répondras qu’ils en ont menti f.. Tu vois bien que le diable n’est pas aussi noïr qu’on le dépeint |”
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| qu Nous étions arrivés à la même conclusion,
| al lorsque nous laissâmes le sieur Gamache pour ; ‘| retourner à notre bâtiment. Je n’ai pointrevu el depuis le sorcier d’Anticosti. Au mois de ui septembre dernier (1854), il est mort, comme 14 sa femme, seul, et sans secours. Depuis plu-
sieurs semaines, personne n'avait visité son établissement; lorsque, au bout de ce temps, des voyageurs entrèrent dans la maison, ils ne trouvèrent plus que le cadavre de Louis-Olivier Gamache,
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