‹ Louis Philippe et la Contre-révolution de 1830Chapitre 12 sur 84 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

lent enfin que des aveux incomplets sont une insuffisante expiation de leur œuvre. Ils comprennent que le danger de tous doit ramener les cœurs à l'unité de juillet , et qu'au milieu des mêmes malheurs publics, les patriotes, que la royauté enveloppe dans une commune réprobation , ne doivent plus avoir qu'une même pensée , celle de fixer enfin l'opinion des Français sur la question de savoir, si désormais il est possible ou impossible de faire coexister la révolution de 1 85o avec l'établissement monarchique qui en fut le résultat, mais non pas l'expression. Cette question est , grâce au ciel , sortie du domaine des théories pour entrer tout entière dans celui des faits et des circonstances.

Je déclare donc aujourd'hui que, me plaçant sur le terrain qu'on veut bien me désigner, et usant de mon droit de légitime défense, je dirai non-seulement tout ce que j'ai vu, lu, entendu, mais aussi , et sans restrictions , tout ce qui m'a été confie; que je mettrai la royauté du 7 août en regard de ses actes patens et de ses actes se-

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