‹ Louis Philippe et la Contre-révolution de 1830Chapitre 30 sur 84 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

la violation du principe? Qu'on ne s'y méprenne pas : c'est une très-grave erreur de croire qu'en trahissant la révolution de juillet, la monarchie du 7 août a effacé sa tache originelle. Quelque illimitée que soit sa soumission, quelque incommensurable que soit sa vassalité , tout cela n'a dû ni pu prévaloir sur le despotisme des superstitions monarchiques. Peut-être même serait-il facile de prouver que la considération et l'ascendant politique de la dynastie nouvelle , ont été affaiblis à l'extérieur par toutes les causes qui lui ont aliéné le concours des patriotes français. Cette opinion se déduit naturellement de l'intérêt bien entendu des vieux gouvernemens. Je m'explique. Si , comme il l'avait promis , Louis-Philippe se fût contenté d'une présidence héréditaire , le principe monarchique eût nécessairement gagné à cette simulation tout ce que la franchise des principes républicains y eût perdu. Mais dès le jour ou ce prince s'est prosterné pour ramasser une couronne, sa nature en a fait le plus puissant apôtre de la république qu'il abhorre; car c'est bien certainement son gouvernement qui fournit à la démocra-

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