Louis Riel: assemblée de Lachine, 10 août 1885: discours de M. Girouard, député de comté Jacques-Cartier: sommaire complet corrigé par lui-même, du Monde, 12 août, 1885
, Depuis 50 ans, la plus parfaite tranquillité a égné dans le pays ; toutes les provinces-ont u des griefs ; par exemple les réserves u clergé protestantet la représentation’ baée sur la population à Ontario ; l'abolition de atenure seigneuriale à Québec, la question es écoles séparées au Nouveau-Brunswick.
ncore dernièrement la Nouvelle-Ecosse lan-
ent. qui, avec le temps ont reçu une solution acifique et à la fois satisfaisante. ‘
Et puis, enfin, le politique nationale que ut le Dominiou souffrant d'une concurrence ésastreuse de 4 part du commerce amériain, a demaudé à grands cris et partant de quêtes et pondänt tant d'années, n'a-t-elle “ été acquisg par des moyens constitution-
| Si des abus, des griefs locaux, peuvent jusifier un appel aux armes, le pays tout en ier n’aurait-il pas eu raison : de s'insurger ontre l’administration libérale de 1875 à 1878 ? on ; le peuple a patiemment mais sagement ttendu' les ä Î mbre 1878, il se rendait justice à lui-même ‘renversant une majorité trop docile en arlement de 75 en une minorité de 90. e e remède à tous les griefs a toujours ‘été Ke - ,
. cela l'on ajoute
Can
Du-MONDE, 12 Août 1886.
trouvé dans l'agitation politique, les moyens conétitutionnels. : E
Riel et des Métis de Saint Laurent n'ont eux-mêmes songé d'abord qu'au mode pacifi= que et constitutionnel. Maïs, .a-t-on dit, ce n’est que lorsque l’on a vu que les moyens constitutionnels ne produisaient rien, qu’on 4 eu recours aux armes. Quels étaient ces
- griefs ?' Consultons l'histoire politique de ce
Le - Canada a acquis le Nord-Ouest en 1809. ” ; ° Tout. y était à faire, constitution politi-
que, organisation des trbunaux, arpentages; ‘ :
bureaux d'enregistrement, voies de communication, bureaux de, poste, et si à ue le pays était peuplé de 33 à 34,000 sauvages et de 12 à 13,000 métis de diverses origines, plus civilisés que les sauvages, mais vivant de chasse et de pêche comme eux, était quatre fois plus grand que le reste du Canada, la Colombie Anglaise comprise, quatorze fois plus grand que la France, on s'imaginera à peine l’œuvre gigantesque quele gouvernement canadien entreprenait. En quinze ans, il a ictroduit la 'civilisation et l’ordre partout. La province de Ma+ . nitoba a été orgauisée à l’image des vieilles rovinces et surtout de la province de Québec. Le Nord Ouest a aussi été doté d’une consti-' tution politique et des instifutions .de la:
civilisation des blancs. Des bureaux de poste ont été établis, des tribunaux et burerux d'enregistrement ouverts, enfin, l'autonté de la loi établie partout, sans même répandre une goutte de sang. ‘ x eu “Le premier Conseil du Nord-Ouest a été organisé en 1870, ayant tousses membres choisis
La
D De bande - ‘
cest 7 -° 3?
—. tion.
armi la population de ces régions et surtout vait pas de juriséiction sur le sujet À cause pulation française et métisse, entr'outres des traités avec les Sauvages. : Aussi èn 1878, M. Girard, aujourd'hui sénateur, Dubuë, au- le Conseil abrogea-t-il l'ordonnance . qu'il joùrd' hui juge de la Cour Supérieure à Winni- avait passé en 1877, pour protéger le buffie. eg, Royal, plus tard premier ministre de C’est la plus grosse bêvue qui'ait été comnitoba et député de Provencher, Pierre De- mise. Lorsque le gouvernement conserva- Fme et Pascal Breland,tous deux Métis. , teur est arrivé au pouvoir en octobre 1878, il. n 1875, l'administration Mackenzie changea était trop tard. On ne pouvait rien faire pour : la constitution du Nord-Ouest, et bien qu'elle sauver Île buffle, qui avait été massacré ‘et. soit admirable et éminemment dans le sens était presqu’éteint. Alorzil à fallu songer à opulaire, vu qu'elle donne au Nord-Ouest faire vivre les Sauvages. Outre les rations peu près tous les pouvoirs des tégislatures auxquels 1ls avaient droit, il fallut leur dondes vieilles provinces, le Cabinet Mackenzie ner des aliments pour les empêcher de mourir ‘euÿ l'énorme tort d'iguorer toute la popula- de faim, piller ettuer. En 1882, il leur a été tida métisse et blanche du Nord-Ouest dans donné $562,651 à titre de charité, autant en. e choix de ses nominations, Les membres 1883 et $499,325 en 1884. Chaque famille Saudu Conseil furent pris à Ontario etsonlieu- vage, composée disons de & personnes.a tenant gouverneur, Laird, à l'Ile du Prince. reçu $110, durant chacuhe de ces anneés en Edouard. Le shérif, le régistrateur, l'agent provisions et en argent, tant eu vertu des trai-des terres. les magistrats furent tous pris à tés qu’autrement, et cela sans parler.des ins- - Ontario. Des plaintes furent faites à ce sujet truments agricoles, grains de semense etc. Les au Parlement durant la session de 1878,et sommés suiväntes que nous avons dépensées “particulièrement par Sir Hector Langevin. chaque année pour les Sauvages de Manitoba Les Métis énvoyërent des requêtes au gouver- et du Nord-Ouest font voir jusqu'à l'évidence aernent vers la même époque. . que les Sauvages qui y sont au nombre de Ils signalèrent entre autres le fait que le 34,000, y ont été libéralement traités. magistrat Richardson refusait de se servir de 1872 : - ". $ 35,834 jurés français, parce qu'ils ne parlaient pas CEE . sensuntse vosesnets pusone y
anglais et que lui ne parlait vas le français. LES 22040 La conséqueuce.a été qu'au printemps de 1878 1875... 1341339 le gouvernement Mackenzie nomma M. Bre- 1876 203,295 and au Conseil, et plus tard, l'administration bee 253,036 actuelle nomma M. Rouleau, canadien-fran- 1878 ° 97%, 144 çais de notre province, magistrat stipendiaire ; 1879 694512 Louis Schmidt, métis, sous-agent des terres à 1880 621,067 Prince Albert, et Gauvreau,agent des terres à 1 726 137 Edmonton ; il nomma aussi M. Dubuc juge'à se 4,027, 216 Manitoba et récemment M. Prud'homme juge 82 | 1099796 de comtè de cette même province et M. Geor. 1883... rer Do 5, 15 ge Roy registrateur d'Edmonton. A part M. 4 ‘ core 1028,6
relands M. Mackenzie n’a fait Aucune nomiation parmi les résidents. La conséquence a reçu ce que nous avons eu à payer. Qu'il ait sé que les intérêts du Nord-Ouest ont êté né- Du 8e” lisser quelques abus, Fe est Saibles - Sligés. Depuis 1875 jusqu’à 1877, le gouverne- même probable, ai l’on considère les dificulment libéral à été sollicité d'adopter une loi tés du service. L'honorable député mentionne pour grotéger le buffle, 18 nourriture princi- qu'il à lu tous les journaux du Nord-Ouest, y re Père Lactes et des Métis. ©! compris le Manitoba de Saint-Boniface, l'orla ch a acombe recommanda d'empêcher gane des Métis et il n’a pas trouvé une’seule 8 chasse du buffle du ler novembre au ler plaintea ce süjet. Les rapports des officiers pour Fr a T tous temps des vaches et des veaux! Fan passé sont favoraoles, En 1883, ilyaeu Ru » ne D. A. Smith, députés de Ma- quelques plaintes, mais seulementàl'égard de a, en 1876 et 1877, ont demandé au gou- réserves situées bien au nord et d’un accès rernement d'adopter des mesures de protec- difficile le printemps. et encore ces plaintes 6 Le : n'étaient faites qu'à l'égard de quelques insna longs débats eurent lieu alors en Parle. traments agricoles et En ‘grain. de semence Dickinson. cols Fa Mie le rapport de M. qui étaient arrivés tard, À cause des dificultout exprês p Te 1 gouvernement,envoyé tés du transport. La seule plainte génétion: et em LA d'ex une étude de la ques- rale que l'on trouve dans les rapports officiels Pado tion de a apence recommandait au sujet des provisions se rapporte à la'der gaie Le " plan du Père Lacombe ; il di- nière année de l'admimstration MacKenzie, rien ire ponvernement continuait de ne 1818, mais on peut difficilement lui en fair a Souris nous faudrait bientôt fairevivre un reproche sérieux si l’on considère l’im- Le gouvernement a répondu qu’il ne pou- du sers ritoire à parçourir et les digicultéé
Mais, dit-on,les sauvages ont-ils réellement
rations n’avaient pas la voulue. ro 5 à
Le gouvernement Macdonald en voyant la ‘destruction du buffle a compris qu'il ne Iui restait qu’à habituer le sauvage: à l'agrieulture. Les rations extra devaient suffire. pour prendre soin des vieillards et même des hom mes mûrs, Car on ne peut guère espérer que le sauvage, habitué à la vie nomade des prairies, à la chasse et à la pêche, puisse de suite .8e livrer à l'agriculture. .On Iui a donné des instituteurs agraires. Æn° 1883 le gouvernement établit 16 fermes sur les réserves et en 1884 il en avait 27, dont l'entretien seul, les salaires dés institutéurs compris,forme $71,- ‘130 par an. . ", Lo à -* Le gouvernement s'est mis.de suite à instruire.la jrunesse. Comme le disait monseigneur Grandin, notre seule espérance est dans
enfant ; ‘on ne parviendra jamais à faire un cultivateur de l'homme‘fait, Monseignenr avait plusieurs fois demandé du secours aux écoles au gouvernementMackenzie entr'autres en1875 et sa Grandeur avait été renvoyée nu Conseil du Nord-Ouest qui n'existait pas encore, puisque bien qu'autdrisé g* 1e Parlement’ durant hiver de 1875, le Conseil n’a été organisé ‘que dans l'automne de 1876, .
Aussi en 1878, lors que Sir John A. Macdonald est arrivé au pouvoir, il n'a trouvé que trois écoles sauvages au Nord-Ouest et sept au Manitoba soutenues ou aidées par le gongernement. Aujourd'hui il yen a 53 coûtant $12,241, par an ou $240 par école. Bon nom-
tres ou des sœurs - ‘ -
Mais il ne suffisait” pas d'instruire l'entant sauvage, il fallait aussi l’initier aux 8ecrets de Ia vie domestique et pour cela Jui ‘donner une-idée des diverses industries qui s'y rattachent, ‘
En 1883, le £ouvernement a ordonné l'ouverture de trois écoles industriellea,une à la Grande Rivière sous le Père Lacombe, une à Qu’A pelle sous le-Père Huguonardet une à Battle.
tord sous le Rév Thomas Clarke, ministre anglican. De plus il a accordé $1,500 à l’école industrielle dé Monseigneur Grandin à St Albert. L'installation ke ces écoles a coûté 544,000. ." .
Toutes ces institutions ont produit d'excel-
pas révoltés généralement, si seulement Poundmaker et Gros Ours se sont joints à Riel, avec tout au plus 4 ou 500 guerriers, ça été parce que les Sauvages ont été bien traités par le gouvernement. io :
, Gfos-Ours, qui a toujours été une cause d embarras, a vu Hiel le 23, juillet 1884 et malgré aue lui et son voisin Poundmaker étaient sur des réserves, choyés même par le gouvernement, ils ont pris les armes sur
que formulés à l’ assemblé de Saint Laurent lé
: Lee " | —3— qualité ou la quantité -
.de quinze ou vingt milles carrés.
bre de ces écoles sont sous le contrôle des pré-"
* d’un intérêt local.
lents résultats, et si les Sauvages ne se sont”
des représentations, sinon des ordres de Riel. . Maintenant yoyons.les griefs des Métis tels
que les Métis qui se sont insurgés, ne dépas-
. | . . « : ‘ : À. ct griefs, n'aient fait aucune mention que les 5 sept. 1884, présidée par Riel. Disons d'abord ,
saient pas 2 où 800 formant les établissements .
de Saïnt Laurent distribués gur un parcours . Que voulaïient donc ces “Métis 7? Ils demandaient d'abord l'inauguration du responsable et la création d'autant de provinces qu'il y a de.districts, en tout cinq. nonvelles -provinces et toutes les terres.qui en
‘dépendent. Constatons d'abord que les co-
long blancs qui ont aussi eu leurs assemblées et leurs listes de réformes ne demandent pas cela. Ils sont satistaits de,la constitution actuelle du Nord-Ouest, au moins pour le moment. We are not in favor of a division ofthe
Territories into Provinces, disaient les ha-
gouvernement”
hitants d’Assimiboia à l'assemblée de Mooso--
min de janvier 1885. En 1875, le gouvernement McKenzie l'a doté d’une constitution.
membres sont d’abord nommés par le gouvernement y compris les trois magistrats stipendiaires. Puisaussitôt qu'un district de 1,000 milles carrés aura une population de -mille adultes,
et à un deuxième aussitôt que sa population sera de 2,000 habitants. |
Déjà le peuple élit huit: députés et il a la majorité au conseil, même en comptant Îe nouveau conseiller Travis, que le gouvernément vient de nommer daus la personne d’un quatrième magistrat stipendiaire. Ce Conse1l a tous les pouvoirs des Lêégislatures provinciales, moins celui d’incorporer des compagnies de chemin de fer, télégraphe, bateaux
vapeur et autres de Ce genre.
Il peut taxer pour des fins locales, passer des lois civiles et de , urocédure, touchant la provriété, les prisons, le gibier et enfin légiférer sur toutes matières Ce Conseil a été donc créé à l'image des législntures provinciales et par sa jurisdiction et par sa composition, La Couronne y est représentée, bien qu’en minorité, et le peuple y a aussi ses représentants,et ce corps législatif est enfin présidé par un lieut. gouverneur. Il forme et le gouvernementet le corps législatif et de cette façon le peuple y jouit pour les fins locales des avantages du gouvernement responsable.
L'on voit de suite la différenceeñtre 1a situa-
tion du peuple du Nord-Ouest et celle du Bas
Canada ‘avant 1837, entre la rebellion de 37 et celle de 85.
Le peuple du Bas Canada avait fait del'agita- -
Six
sans compter les étrangers et les.
Sauvages il aura droit à un député au Conseil,
tion politique pendant 25 ans au moins, pour .,
avoir le gouvernement :esponsable. Bien qu’en
rande majorité à ‘l'assemblée législative, il était taxé par un gouverneuret un conseil non responsables. Au contraire au Nord-Ouest le peuple à ses représentants et est même en majorité au seu} corps qui peut taxer, et l’on voit de suite qu'il n'y a aucune analogie entre les deux cas.
Les Métis demaudent cinq. nouvelles pro-
. - “s ‘} . OS
“inces, Assiniboia, Alberta, Saskatchewan, Athabaska et Keewatin qui forment les dis- .tricts des territoires. Mais “ont-ils jamais songé à quelles dépenses Îls entraineraient les vieilles provinces ? La province de Québec a surtout voulu la création de la province de Manitoba en 1870. Alors on nous demandait seulement $43,600 de subside anauel. Aujourd'ui,enous lui donnons 5$440,000. Créez cinq nouvelleS provinces et il faudra au moins leur donner 8200,000 chaque par an.
Je ne crois pas que les vieilles provinces
consentent à se charger d’un fardeau aussi d -- - Jourdet-surtout-à-abundonner les terres pu-
bliques en sus, sans y voir aucun objet pratique, uniquement pour satisfaire un sentiment ‘ Le Conseil du Nord-Ouest tel que constitué et il peutavoir jusqu’à 21, membres, (iln'yena que 15) offre au peuple toutes les garanties et toutes les immunités importantes dont jouissent les vieilles provinces. | Les Métis demandent en second lieu que le &ouvernement®leur donne des titres à leurs propriétés, que l’on appelle patentes. IL n’y 2 pas de doute qu’il y ait eu des délais à cet égard, mais qu'il y ait eu faute de la part du Souvernement, c'est autre chose; ces délais ont été. le résultat inévitabie de la situaion. ‘ ‘ D'abord, le gouvernement ne pouvait émaner de patentes sans avoir des arpentages des terres. 1] a fallu commencer par Manitoba, et finir au Nord-Ouest. Toutes les diligences ont été'faites. ‘ En 1873, lorsque le gouvernement conservateur lussa le pouvoir, il avait fait arpenter 9,999.000 acres. : Le gouvernement Mackenzie arriva au pouvoir et de 1874 jasqu'à 1878, il n’a fait arpenter que 1,797,190 acres ; étaut convaincu que Ces terres ne valaienf rien ou presque rien, il n'a pas cru qu’elles valaient la peine d'être arpeutées ; ayant changé d'opinion depuis, le parti libéral reproche au gouvernement nc-
. fuel de ne pas avoir procédé a.8ez vite avec les arpentages, Or, depuis 1879 jusqu'à 1884,: il a fait arpenter 55,618,509 ncres de terre. En 1883 seul, alors que le Pacifique traversait tout le Nord-Ouest jusqu'au pied des Montagnes Rocheuses et que l’émigration était plus £onsidérable, il a fait arpenter 27,000,000 d'4cres, employant-120"arpéntèurs, dont 35 Caaadiens-français, à un coût tutal de S725,000 -Pour cette année Seulement. En 1884, il a été arpenté 6,400,000 fcres, par 60 arpenteurs dont 22 Canadiens-français. Et l'on va dire Maintenant qu'on a procédé lentement avec les arpentages,
Avec les arpentages, les bureaux de terre ot les bureaux d'enregistrement ont été ouverts. 7, -
- En 1884, quatre nouveaux bureaux de terre out été ouverts, à Calgary, Edmonton, Touchwood et Côteau, lorsque jusqu’ alors,” (les arpentages n'ayauttpas été poussés
4 ju *
avec la même vigueur, bien qu’en 1881 et 1882 aü delà de 9,000,000'acres aient été arpenté: chaque année) il n'y avaiten tout que deux bureeux de terrel'un à Prince Albert et l'autre à Régina. Pour la méroe raison, il a été ouvert de nouveaux bureaux d'enregistrement et yen a cinq aujourd'hui, Battleford, Prince < Ibert, (situé À quelques milles de St Laurent, le siège des insurgés), Régina, Calgary et Edmonton Avec les arpentages, les titres des anciens colons, blancs ou métis, en possession de 16 juillet 1870, date du transport u Nord-Ouest au gouvernement canadien ont pu être vérifiés. C'est ce qui.a été fait en 1884 par M. Pearce et M. Duck, ce dernier parlant l'anglais, le cris etle français. L'an-passé le bureau a examiné 711 de ces: réclamations et la balance était en voie de règlement. Ê . :
Quelle différence entre la politique actuelle et celle de l’ancienne administration. Le gouvernement actuel envoie quérir auprès des intéressés eur les lieux.” . :
Quelle a été la réponse de M. Mills dans une circonstance pareille. Des métis de Manitoba avaient des réclamations contre je gouverne.
ment. lis avaient émigré. au Nord-Ouest. ‘Il s'agissait d'autoriser l'examen de leurs réclamations à leurs nouveaux .domiciles par un officier qui était sur les lieux. Les métis prient Île gouverneur Laird de demander par le télégraphe lautorisation nécessaire Quelle a été 14 réponse de M. Mills ‘ It 18 not ‘necessary to look up parties who have “ claims. Îf they care tor their interests, they te will themselves come forward and establish “ their claims.” a Le 3e grief des métis tel que formulé à l'assemblée deSuint Laurent était que le gouvernement ne les avait pas indemnisés comms ceux de Manitoba de ce'que l’on appelle le titre indien, c'est-à-dire pour s'être emparé du territoire et avoir mais fin à la chasse et à leur vie ndmade. Les Sauvages avaient été amplement indemnisés en vertu de traités. Les Métis de Manitoba avaient aussi êté-récompensés à même l'octroi de 1,400,000 acres de terre décrêté en 1870 par l'Acte de Manitobs. Jusqu'à 1873, il n'y a pas eu de plainte de la part des Métis du Nord-Ouest à ce sujet; ils étaient trop peu nombreux, à peu près 1000 ; ils avaient encore le buffle et ils étaient satisfaits. Mais en 1873 le buffle commençait À disparaître. Les Métis songèrent à leur indemnité et le 5 juillet 1875 ils faisaient leur première demande. ‘Ils disaient : ‘‘ Nous de- ‘ mandons que l’on nous donne des terres en ‘< compensation de nos droits.’ Le gouvernement Mackenzie arriva au pouvoir quelques mois après ;: mais ne fit aucun cas de cette remontrance. Le ‘premier octobre 1874 le ‘Père Facorby, missionnaire . à Qu’Appelle, demandaitau gouvernement un octroi deterré plus étendu que le homestead ordinaire, accordé à tout colon, et il invoquait le titre. indien,
les Métis quoique descendant de pères blancs : 4 ed
EL
ayant beaucoup de points communs ‘avec le
sauvage; il demandait aussi des secours en
Mais alors ont surgi des bstacles .et.des difficultés. Monseigneur aché, profitant de sou expérience à Manitoba,
étis avaient vendu leurs scrips pour CE voulait que ces scrips ou les ocos de terre qu'ils pourraient avoir fussent naliénables pendant trois générations. L'évéue anglican, M: Laird, gouverneur du Nordet et M. Norquay, premier ministre de Maitoba-et Métis lui même, voulaient aussi des sstrictions. Le Conseil du Nord Ouest de- 1an ait dix ans de suspension, Les colons ancs, ‘intéressés À spéculer sur les erres des Métis au Nord-Quest comme ils l’a-
ouvernemenf pour.en finir, décidait de traiter fe Métis du Nord-Quest comme ceux ds Maan ee € est-à-dire, sans restriction, ni condilée gorges l avaient demandé à l'assemee e Saint Laurent ; le 4 février 1885, les JEUS étaient informés de cette décision ; -ce 1e que le 22 mars suivant qu'ils ont, levé
tendart de la révolte, et naturellement le OUvernement a’cru devoir continuer 8a poliique et parachever son œuvre en nommant ne commission composée de MM. Street, Gouetet Forget, pour mettre àexécution l'ordre en
u sujet des terres. L'expérience des quatre derlers mois a démontré que le gouvernement Vait eu tort de céder aux instances des Métis,
‘sonnable et pour
‘Personnen'a jamais
onseil du 26 janvier, Voilà ce qui s’est passé.
‘car pole ont-ils eu leurs acréps qu'ils les ont
vendus aux spéculateurs blancs à la moitié de leur valeur., A l’aveuir, il nous faudra aviser
‘à de nouveau moyens de leur venir ‘en aide.
Le Métis forme. une race à part, tenant le milieu entre le sauvage et le blanc et il doit être traité comme tel. : D É
IH ya eu des ‘délais, le résultat inévitable des circoustances,, nullement imputable au gouvernement. . Le parti libéral devrait sa.
“voir ce qu’il faut de temps pour régler ces ré--
clamations. Le principe de l'octroi aux Métie de Manitoba a ét6 arrôté.en 1870 par un Btatut. Le gouvernement conservateur a travaillé jusqu’en 1873 à le leur distribuer.
De 1873 à 1878 le gouvernement Mackenzie a nommé commission sur commission pour tert
miner le réglement de cette question et'enfin
en 1878, lorsqu'il laissa le pouvoit, il restait -
encore.à Manitoba tant de métis non satisfaits qu'il 8 fallu une nouvelle commission des juges Miller et Dubue et un nouvel ordre en conseil du 21 février 1881, et même slfaut bien le dire, tant les difficutés sont nombreuses et
grandes, il-reste encore des réclamations des
métis de Manitoba non réglées. -
. Foulà le liste des principaux griefs des Métis. On a bien parlé en Parlement et ailleurs que les arpentages les avaient dépouillés. Ils n'en ont pas dit un mot à leur assemblée du 5 septembre 1884; et le‘fait est. que les cartes et mappes démontrent que partout obily avait des établissements français le long des rivières, ou a fait les arpentages noù pas d’après le sys-
tème rectangulaire, comme partout ailleurs, :
mais d’après ie système français, sur le long, come dans la province de «Québec, ainsi u'ils ont vouiu lavoir, et notamment à. St aurent. . + Les métis n'ont pas demandé de représentation au parlement d'Ottawa. (Ceci x été demandé par les coloné blancs à leursassemblées de l'automne dernier. Cette demande est raifaire suite, plus d’un mois la Pébellion, le gouvernement en
avant on 4 dépit de l'opposition, faisait passer un bill pour autoriser un recensement Au
Nord-Ouest Sans ce recensement, il serait im- ‘ ossible de savoir le nombre de membres auquel Fe Nord-Oufst a droit au parlement du Canada. De plus il faut demander au parlement impérialle pouvoir d'accorüer cette représentation ; car sans cet amendement nous ne pouvons aCccéder à cette demande si légitime du Nord- Oueat, etiln’ya pas le moindre doute qu’elle gera accordée. . ° Voilà les principaux griefs de toute la population du Nord-Ouest, blanche et, métisse.
prétendu, pas -même au procès de Riel, qu'ily avait eu éviction ou même tentative d’éviction ou violence sur la personne ou lapropriôté, et il n'ya que ces circonstances qui puissent justifier un appel aux armes.
. Il est donc évident que le gouvernement n'est pas responsable des malheurs du Nord- :
amp
‘se de
hition démesurée et insensée. À un-moment
donné, il s’est cru le roi du ciel et de la terre;
- pouvant disposer du monde entier et parlant comme l'envoyé de Dieu, son prophète ; 30 l'agitation de spéculateurs et agents de comagnies américaines intéressés À créer du trou-
Fe au Nord-Ouest Canadien ; 40 les cris de
certains politiciens, affamés ou désappointés ;
50 ie ton enflammatoire de certains jouraaux “qui dirigent une partie de l’opinion publique,
comme je Globe. - ‘
La rebellion a pris tout le monde par surprise. Sir Hector Langevin, sir Richard Cartwright, M. MeLelan, M. Mackenzie et M.
MacDougall. ont'visité le Nord-Ouest en août et septembre ,1884, et pas le moindre indice
: d'un soulèvement quelconque n’a été signalé par eux. ‘
Bien plus, le lieutenant-gouvèrneur Dewdney a visité St. Albert Monseigneur Grandin‘ lui présenta une adres-
Fienvenue de la part de son clergé.
Les citoyens en firent autant, On fait maintes démonstrations de dévouement auxinstitutions et au gouvernement canadien, banquet, discours, etc. Pas une plainte, satisfaction générale. Enfin le 19 mars, 1885, trois jours avant la rébellion, Le Manitoba: dément dans les termes les plus formels toute idée de rébellion. Tidit qu'il n’y a que de l'agitation et que toutes les rumeurs au contraire sont des absurdités, : ,
Maintenant qne va-t-on faire de Riel ? J'ai demandé au gouvernement en pleine chambre clémence pour les vaincus, sans faire mention de personne et je fais encore la même demande, Riel néanmoins est dans une position
st. Quelle en a donc été la cause ?
esprit de vengeance de Riel, 20 son am- ]
e 16octobre 1884.
exceptionnelle. Il a soulevé les sanvages el
es a induità massacrer des établissement blancs, y compris des agents du gouverne ment et des missionnaires catholiques. Quel.
que soit l'énormité de ses crimes, Riel a droit à un procès légal.
Son procès a été fait en vertu d'une loi pas sée en 1875 et améndée en 1877 sous l'administration Mackenzie, ne Jui donnant que six jurés, gans juré français. et 8 grand juré. Cette loi est anjourd'ini Citée devant les tribunaux sons le nom de ‘l'Acte des Territoires du Nord-Quest à 1880,’ parcequ'elle fait partie de la refonte faite cette année-là de toutes les lois pa’.
jusqu'alors concernant le -Nord-Onest, s
discussion et sans autre changement que dan la phraséalogie.
Mais par la même loi ila de droitun app!
‘à la Cour d'appel de Manitoba composé de
quatre juges, entr autre le juge Dubuc : Jene
veux pas être sévère. vis-à-vis l'ancienne ad-
ministration à propos de cette loi. La poptlation du Nord-Ouest était tellement ép:
et claire que ça aurait peut-être été ur inconvénient sinon üne impossibilité d'£ douze jurés pour chaque criminel. Quoi qu'il en soit, on dit que ce‘statut ne peut s'appliquer au crime de trahison. C'est l'opinion de l'hon. M. MacDougall et d'autres jurisconsultes de renom. Il faut que ce point soit établi par la’ Cour d’ Appel de Manitoba et ai c’est'nécessaire par le Conseil Privé. .
Enfin Riel est-il fou ? La preuve est contrsdictoire., Des médecins disent, oui, d': disent non. Il a déjà été interné dans les asiles d’aliénés de notre province. IT faut unt commission d'hommes de l'art. .
La
DS la 2-3!
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