‹ Louis XI et les VillesChapitre 249 sur 305 · Ord., t. XVI, pp. 482 et suiv · texte numérisé non relu

Ord., t. XVI, pp. 482 et suiv

5. 1 désire, déclare-t-il, « l'accroissement de la grant et bonne renommee, qui a esté et est de la dicte ville par toutes les autres bonnes villes, tant de ce royaume que de dehors et jusques es pays et contrees du Levant par la grande frequentacion et conversacion que ous marchans, tant de ce dict royaulme comme estrangiers ont eue et ont chascun jour en la dicte ville. » (ébid., p. 485).

6. À. Germain, op. cit., t. Il, pp. 385 et suiv. « À présent, déclaret-il, a l'occasion des foires de Lyon, le fait et entrecours de la mar-

chandise est du tout cessé et discontinué en la dicte ville. »

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1476, il constate que la plupart des maisons demeurent inhabitées. Il érige dans la ville l’art de la draperie ; il accorde à la municipalité un dégrèvement de 2,500 livres; mais ses efforts restent stériles". Lorsque la Provence est annexée au royaume, Louis XI comprend que tout l'avenir est à Marseille: c’est sur cette ville qu’il reporte tous ses soins ; à l'assemblée de notables qu'il réunit en janvier 1482?°, il expose tout ce qu'il compte faire pour utiliser la situation admirable de ce port: « Au dit conté de Prouvence, dit-il dans ses lettres de convocation, a plusieurs beaux havres, plages et ports de mer, esquelz de toute ancienneté viennent et afluent toutes nacions tant chretiennes que infideles, et mesmement en nostre cité et ville de Marseille la Renommee, auquel lieu entendons fere plus que jamais affluer toutes nacions estranges ». [l a l'intention d'accroître les libertés et franchises de Marseille ; car, de la sorte, les étrangers accourront dans cette ville, y déchargeront leurs marchandises, « pour après les tirer et fere traverser par tous nos royaumes et seigneuries, tant par Bourdeaulx, Paris, Rouen que ailleurs, et de là en Angleterre, Escosse, Hollande, Zélande, Allemaigne que autres pays du Pounant, dont pourront venir innumerables biens, prouffitz et advantaiges a tous les marchans qui vouldroient frequenter ledit navigaige et traflie de marchandise... » * On ne peut mieux comprendre le rôle commercial de Marseille et même de toute la France, qui, par sa situation géographique, est nécessairement destinée à faire une partie du transit entre l'Orient et l'Occident.

Louis XI protège tous les marchands étrangers, qui peu-

1 TDi" pp: 53/etsuiv.

2. Les habitants de Montpellier eux-mêmes envoient deux députés à cette assemblée. (Bibl. Nat., ms. lat. n° 9179, fo 65).

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