Arch. Nat., KK 1009, fo 8 vo
3. Michel de la Grange « maître de la Chambre aux Deniers » ct général maître des monnaies. — Cf. zbid., fo 9, et Leroux DE Lincy, Histoire de l'Hôtel-de-Ville de Paris, p. 157 et suiv.
4, J'Vassex, Lettres de Louis XL El p.432.
o. Arch. mun, de Poitiers, Cart, 98, n° V, fo 42,
ordre : André de Conzay, déclare Louis XI, n’a obtenu les lettres royales que par surprise’. Il intervient aussi constamment dans l'élection des Vingt-Cinq et des Soixante- Quinze”. En matière d'élections, sa théorie est fort nette : il ne manque pas de la formuler : « À cause de nostre souveraineté et majesté royale, déclare-t-il, à nous seul compette et appartient le general gouvernement et administration de nostre royaume, soit en offices, juridicions ou autrement, et aussi en toutes nos bonnes villes et citez et mairies, loys et eschevinages, lesqueles mairies, loys et eschevinages nous pouvons renouveler, créer et ordonner a nostre bon plaisir et voulenté, sans que nulz y ait que peoir* ».
Le roi peuple les corps municipaux de ses créatures. En 1166, les Poitevins ont élu Nicolas de Boisleve comme procureur de leur ville: Louis XI exprime tout le déplaisir qu'il éprouve de ce choix; il veut, écrivent les gens du Grand Conseil, qu'on révoque Boisleve et que l’on nomme à sa place & un des enfans de Chaille ». « Doresnavant,
1. J. Vagsen, Lettres, t. II, p. 97 et 108. — En 1475, « maistre Mery Claveurier a esté devers le Roy nostre seigneur pour savoir et sentir si son plaisir estoit que Perrochon de Saint Julien eust la mairie de ceste ville pour ceste presente année... » Il dit qu'il en a parlé à l’évêque d'Évreux : l'évèque lui a raconté que Perrochon avait en effet demandé la mairie au roi « en récompense daucuns services quil luy avoit faiz et que le Roy nostre sire luy avoit respondu quil navoit point acoustumé de la donner, mais que finablement ledict Perrochon avoit tant fait que le Roy en avoit escript unes lectres missives à ladicte ville et quil luy sembloit que pour ce on ne devoit differer a eslire ung maire en la maniere que on avoit acoustumé... » (Arch. mun. de Poitiers, Cart. 98, n° VII, f° 176).
2. Archives historiques du Poitou, 1. T1, p. 164. — Il en est de même dans la plupart des villes ; en 1470, il est décidé qu'à Toulouse les Capitouls seront choisis par les officiers du roi sur une liste de trois candidats, établie par les anciens Capitouls ; à partir de 1473, pour les élections, les Capitouls seront assistés de trente personnages, nommés par le sénéchal et le viguier (Arch. du Parlement de Toulouse, B 3, fo 316, et B &, fo 8).