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complète : ils n’ont jamais « oy ne sceu que lon ne puisse porter lor sur sa teste par tout ce royaume Hit Mais, en 1465, la guerre éclate: aussitôtrecommencent les excès des hommes d'armes. Le roise plaint au maréchal de Comminges de la « mauvaise ordonnance » des compagnies ; il veut que l’on observe les édits qu'il a promulgués ; que le maréchal y consacre toutes ses facultés, sans quoi, lui écrit-il, « vous ne sauverez et remectrez sus ce pouvre royaume qui à tant souffert et souffre, et vous aflirme que je suis délibéré, quelque chose qu'il m'en doye avenir, de ne le souffrir plus ». Si c’est nécessaire, il s’occupera en personne de la question *. — Mais les ordonnances se multiplient sans résultat. En avril 1468, parait un nouvel édit relatif aux garnisons : il fixe dans le plus minutieux détail le nombre et la qualité des meubles, qui devront être fournis à chaque lance; d’ailleurs « ne souffriront les capitaines a ceulx de leur charge prendre aucuns vivres de bonnes gens par dons, empruntz ne autrement, sans les payer, sur peine destre cassés par ordonnance * ». En 1470, nouvelles lettres patentes; mais dans l’acte même, Louis XI reconnaît son impuissance À rétablir Ta discipline : il écrit aux Lyonnais qu’il n’ignore pas les « pilleries, roberies et excès » dont souffrent ses sujets; il a plusieurs fois essayé de conjurer le fléau ; mais les guerres l'ont empêché de réaliser son dessein ? — Quant au ban et à larrière-ban, ils sont encore plus indisciplinés que les compagnies d'ordonnance ®. se forme aussi