‹ Louis XI et les VillesChapitre 88 sur 305 · Ibid., n° 6978, fo · texte numérisé non relu

Ibid., n° 6978, fo

3. Un capitaine, qui a 1,500 hommes sous ses ordres, ravage le pays d'Avignon (ihid., n° 2896, fo 90).

&. Arch. Nat., JJ 209. acte 20.

5. Bibl. Nat., fonds francais n° 15540, f° 48. — En septembre 1481, les ofhciers du roi invitent les habitants de Troyes à ne laisser séjourner qu'une seule nuit dans leur ville les Suisses qui retournent dans leur pays : il s'agit d'éviter des désordres, qui ne se sont déjà

produits que trop souvent (H. Sein, op. CHÉSOD LOT

elfet, malgré tous les efforts de l'administration, les gens de guerre ne sont pas régulièrement payés; lorsqu'ils n’ont pas d'argent — Dammartin le remarque —,« onne peut plus les tenir en ordre » et ils font au pays «tous les maux du monde” »; le roi le sait bien, et même cette indiscipline lui sert parfois de prétexte pour demander à ses sujets de nouveaux impôts ?.

On conçoit sans peine que le logement des gens de guerre ait constitué pour les villes une charge intolérable. Déjà, pendant le siège de Paris de 1465, Les soldats déclarent aux bourgeois que tout leur appartient dans la ville”; à Poitiers, ils ne paient pas les vivres dont ils s'emparent, prennent par force « chappons, poullardes, avoines* »; à Reims, sans rien débourser, ils obligent les habitants à leur donner quittance de tout ce qu'ils ont dépensé ; ils contraignent chaque bourgeois à loger dix ou douze personnes, tandis que les ordonnances fixent le chiffre à six ; en toutes occasions, ils ne ménagent aux malheureux citadins ni les menaces, ni les injures, ni les coups’.— Amiens est une ville, que Louis XI par intérêt veut ménager; cependant, dès 1471, les hommes d'armes y commettent mille excès : ils se refusent à payer

4. Le 13 février 1471, Dammartin écrit au roi : « Sire, J'aurai beaucoup à faire à entretenir ces gens dela l’eau, pour ce que le pays est fort foulé ; et aussy vos nobles et francs archers n'ont point d’'argent et commencent déjà à faire tous les maux du monde, et a grande peine qu'on les peut tenir en ordre pour ce qu'ils n'ont pas d'argent pour vivre. » (Bibl. Nat., fonds français n° 6978, fo 64).

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