Bibl. Nat., Rés. Lb
3. Alexis Dumesnil fait paraître en 1819 un Règne de Louis XI considéré comme une des principales époques de la monarchie française. L'ouvrage ne présente d’intéressant que son titre. Il avait été suspendu par la police impériale. On ne voit pas pourquoi.
k. Dict. of Nat. Biography. — La première traduction française est de 1823. Traduction de Louis Vivien avec des vignettes de Th. Fragonard, gravées par H. Porret. Paris, P. M. Pourrat et Cie, rue des Petits-Augustins (Bibl. Nat., Y? 1099).
inconnu qui porte à son chapeau l’image dé plomb de la Vierge ? Qui n’a devant les yeux le château de Plessis-lez- Tours, la place formidable, ses herses, ses fossés, ses trappes et ses pièges, le chêne aux pendus, les scènes de l’'enrôlement, de la chasse au sanglier, de la sentinelle, de l’astrologue, du voyage en Flandre, du siège de Liége, le tableau du pur amour du jeune homme pour Isabelle de Croye? Autant d'épisodes amusants et naïfs, animés de conversations, où nous retrouvons les inséparables protagonistes du drame romantique : le médecin Coitier et Tristan l’Hermitc.
Pauvre intrigue, qui tourne court, où sir Walter Scott, dans sa solitude d’Abbotsford, anime ses lectures de Philippe de Commynes, de la Chronique scandaleuse, de Gaguin, de Brantôme, et que nous comprenons si bien quand nous venons de visiter la demeure du romancier écossais, sa bibliothèque, de regarder ses meubles style cathédrale, tout ce qu'il y a d’imaginaire dans ce décor
moyenageux où vécut et rêva sir Walter Scott.
Il ne faut pas l’oublier : le portrait qu'a tracé sir Walter Scott a été très influencé par la figure que Goethe venait
d’imposer à Méphistophélès. Walter Scott était un grand
admirateur de Gœthe ; et Gœthe avait lu avec une curiosité passionnée les écrits de l'Écossais. Sir. Walter Scott a voulu faire un démon de la figure de Louis XI, incarner en lui l'esprit de critique, de négation que Méphistophélès représente; ct l’une des sources de son portrait du rot fut Machiavel : « Ce monarque était d'un caractère si franchement égoïste, si incapable d'entretenir aucune pensée qui ne se rattachât pas à son ambition, à sa cupidité, à son désir de puissance personnelle, qu’il semble presque une
incarnation du diable lui-même, auquel on aurait permis