‹ Louis XI. Tome premier: Le dauphinChapitre 55 sur 129 · bid., 1, p., 173-194; Thibaull, p · texte numérisé non relu

bid., 1, p., 173-194; Thibaull, p

4. Bibl, nat., Collection Doat, vol, GXXVIT, fol. 251-255, cité par Thibault, p. 200. b. Bibl, nat., ms. fr. 6965, fol. G6r°, cité por Thibault, p, 200,

nement en Languedoc, Louis n’a pu donner un réel soulagement « au mal des routiers », il est juste de reconnaître qu'il a besogné svec diligence, qu'il a fait tout ce qu'il a pu pour apporter un remède à ce fléau des gens de guerre *.

On le voit nommer des commissaires « qui visiteront les malades et les empècheront de se mêler aux habitants du pays » : ce sont ces pauvres cagots, accusés à tort d’être infectés de la lèpre, proscrits de la loi civile et religieuse®. Les bandes de routiers, qui rôdent autour de Toulouse, Louis les dispersera à coups d'argent. Mais il est sans pitié pour les malfaiteurs et les Jlarrons qui brüûlent les villages; et il leur infligera des punitions exemplaires.

Il convoquera ces turbulents et scandaleux seigneurs du Midi, tels Mathieu de Foix, qui a séquestré sa vieille femme, et que son premier mari, Jean IV d’Armagnac, veut recouvrer, elle ou plutôt son héritage“. Il les interroge et les renvoie, dos à dos, apaisés. Et Louis ordonne aux sénéchaux en Toulouse et de Carcassonne de convoquer tous les vassaux pour courir sus aux belligérants que sont les Anglais de Guyenne. |

C'est là une très grave affaire. Le dauphin Louis en a avisé le roi Charles qui lui demande de venir le rejoindre dans la Brie pour lui en parler. Mais, sans attendre sa réponse, Louis a donné l’ordre de garder la frontière du Bordelais; et il dirige les premières opérations. Il surveille tous les préparatifs de la campagne. Il faut pour cela beaucoup d'argent ; et Louis doit persuader les États de la province, qui se tiennent à Castres, de la nécessité de payer les gens d'armes, de garnir de provisions les forteresses, de les réparer. Le ro octobre, le petit lieutenant-général tient dans

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