‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 10 sur 289 · Chastellain, IV, p · texte numérisé non relu

Chastellain, IV, p

ne se vest que d’une povre robe grise mal chainte et maf fachonnée atout un meschant chapelet, et ne haïit riens que Joye’.»

Philippe reçoit Charles d'Orléans et donne un magnifique banquet à tous les seigneurs et dames de Paris. Cé n'est pas encore la rupture entre Louis et son bel oncle. Louis, à sa manière, semble apaiser les choses en se rendant à l'hôtel d'Artois où il a convoqué les États de Paris, ceux de l'Église et de l’Université. Devant eux, il déclarera qu'il tient de son bel oncle sa couronne et la vie. Il demande pour lui, et pour le duc, des prières et des processions. Mais Philippe va regagner son duché, et Louis, partir pour sa Touraine*, après avoir confirmé divers privilèges de corporations, notaires, barbiers, archers et arbalétriers qui lui ont ‘fait cortège, ceux des marchands de vins, de poissons de mer, des petits marchands de beurre et d'œufs, fromages, pommes, poires, oignons et poireaux, et les pauvres regrattiers. [Il n'oublie pas les aveugles des Quinze-Vingtst, ni les Chartreux de Vauvert*, car le roi porte dans son cœur les « personnes de religion ». Et les gens des villages voisins sen retournent satisfaits, tels ceux de Fontenay, près Vincennes, exemptés de prises pour la chasse au loup*.

Ce n'est pas mal connaître son monde. :

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