‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 103 sur 289 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

&. Ibid., p. 2799, 2938. :

5. Ibid., p. 149. — Voirles instructions données à Louis d'Amboise, évêque d'Albi, désigné pour présider les États du Languedoc (Ord., XVII, p. 615) : de la douceur, pas de charges excessives. Rétablissement de la mairie à Bourges (Ord., XVIII, p. ro, 20, 27 mai 1474); établissement d'une mairie à Sens, puisque c'est le moyen de restaurer la ville (Ord., XVIII, p. 12, juin 1474). Des foires pour la Hogue (/bid., p. 39). Des mesures sont prises contre les abus dans la levée des deniers royaux au bas pays d'Auvergne, de Limousin et de la Marche ({bid., p. 42). Louis fait restituer des biens confisqués injustement plus d’un siècle auparavant (/bid., p. 52). Voyage de Bertrand Briçonnet au pays d'Auvergne pour l'accroissement et diminution des feux (Bibl. nat., ms. fr. 82511, fol. 331"°). Réparations à la ville de Noyon (/bid., fol. 338).

que les gens de Beauvais sont mis à l'honneur!, les habitants d'Amiens qui s’exercent à manier la coulevrine à main dans les fossés de la cité auront leurs privilèges : c’est un bon exercice et il est profitable à la sûreté de la ville*.

Au mois de janvier 1454, le roi vient de gagner Creil. On l'attend à Beauvais. Il a fait connaître son intention de « voir et de visiter » sa bonne ville. Le maréchal des logis est venu préparer les cantonnements. Le roi veut avoir un pont pour traverser la rivière, au dehors de la tour de Crou, pour aller à l'église de Saint-Quentin et au pont de Gonart. Le corps de ville délibère d'aller à sa rencontre. On cherche du vin clairet*. Le roi descend en l’hôtel de Monseigneur de Beauvais, où il tient son conseil. Il expose que le duc de Bourgogne va mettre le siège devant Beauvais. Ordre de faire nettoyer les fossés ‘.

Non, le roi Louis ne risquera pas l’aventure du combat. Il a une trop haute idée de la valeur de son royaume; mais il sait bien qu'il trouverait derrière lui ses sujets s’il en avait besoin. Cependant les grands ne l’aiment pas. Le roi n'entend pas leur laisser le profit et le risque d’une bataille qu’on peut toujours perdre, même quand on est en forces. Les armées bourguignonnes n'auront devant elles que le vide, la perspective de sièges ennuyeux, la famine, les souffrances de l'hiver. Elles se détruiront d’elles-mêmes « sans ce que le roy mist son estat en nul péril » : ce qui semblait de grand sens à Philippe de Commynes avec qui le roi s’entretenait si volontiers ÿ.

Louis n’a jamais estimé qu’un ennemi véritablement dangereux pour la France : c'est l'Anglais qui occupe sans titre notre terre, s’il arrivait jamais à combiner ses efforts avec ceux de Charles le Hardi.

1. Lelires, V, p. 165-166. — 2. Ord., XVII, p. 612. 3. Arch. com. de Beauvais, BB, ro, fol. 26. — &. Ibid. 5. Commynes, I, p. 267. |

En fait, c'est ce qui s'était déjà produit. Car on avait vu Édouard IV repousser l'alliance et la paix françaises, dans son esprit du moins. Malgré la réception magnifique faite en France à Warwick, Louis n'avait pu empêcher la conclusion du mariage de Marguerite d’York, sœur d'Édouard, avec Charles le Téméraire (1468). Édouard signe maintenant un traité d'alliance avec François II, duc de Bretagne, et il équipe une flotte contre la France.

C'est un moment vraiment dramatique que celui où le roi Louis a poussé à la révolte contre son maître le comte de - Warwick, où il réussit à traiter avec les Bretons et les Bourguignons avant l’entréeen campagne des Anglais (septembreoctobre 1468). Par deux fois la flotte anglaise a croisé vainement sur les côtes de France (novembre 1468, mai x1469).

Richard Neville, comte de Warwick, c’est le plus noble des aventuriers, le faiseur de rois, le roi d'Angleterre. Il est populaire dans son pays, comme un marin qui a battu deux fois l'Espagne. C’est l’énergie et la bravoure mêmes. Warwick a connu des hauts et des bas, gagnant et perdant des couronnes. Il gouverne pour Édouard. Les Neville obtiennent toutes les places. Pour eux, Warwick veut l'héritage, la couronne elle-même. Édouard, excédé, lui a infligé une défaite dans le Lincolnshire. Et Warwick est passé en France où le roi Louis l’a accueilli admirablement (mai 1470).

Louis XI a fait venir de la Lorraine Marguerite d'Anjou et provoqué la réconciliation des deux adversaires ’. Il a fourni à Warwick les moyens de repasser la Manche. Une fois de plus, le grand agitateur a soulevé son pays. Édouard IV s’est enfui.en Hollande et Henri VI est rétabli sur le trône d’Angleterre, celui-là même que Warwick avait fait enfermer à la Tour! Warwick va devenir son parent, maintenant, car le prince de Galles doit épouser Anne Neville, sa fille. Henri VI,

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