Ibid., p. 110 (mars
3. Lenglet du Fresnoy, Preuves, III, p. 356. — Dès l’année suivante, le roi reprenait son ascendant sur le Milanais. Il avait de.la chance. Galéas est assassiné le 26 septembre 1476. Son fils, Jean Galéas, qui lui succédait, n'avait que huit ans, et demeurait sous la tutelle de Bonne de Savoie. Louis n'avait plus à compter sur cet état qui ne devait connaître le repos que sous Ludovic le More, en 1480. C'est en traitant avec les Vénitiens (Louis est cité comme le premier allié de la République), qu’il assurera sa prépondérance dans le nord de l'Italie (Desjardins, I, p. 170). Les Florentins ont recours à lui en toutes circonstances (Jbid., p. 165).
4. Ibid., p. 352. — Sur les voyages et les réceptions d'ambassadeurs de Portugal et de Castille (Bibl. nat., ms.fr. 32511, fol. 348, 349.)
5. Arch. nat., K. 71, 28, 27, 38, 39; Bibl. nat., ms. fr. 26095, pièce r42r. 123725 livres ont été octroyées par les États du Languedoc (Ibid., pièce 1425). — C'est la partie la moins heureuse de l’histoire diplomatique de Louis XI. Il ne tenait le Roussillon et la Cerdagne qu'en vertu du droit du plus fort. Jean II d’Aragon, au commencement de 1473, profitant des embarras de son peu scrupuleux voisin, mit fin à la première occupalion française des Comtés. Le vieux roi s'était jeté dans Perpignan, y soutint un siège rigoureux et, par une admirable résistance, obligea Louis XI à négocier. Quelques mois plus tard, Louis XI crut devoir violer sa parole envers l’allié traditionnel du Téméraire. Il fit brusquement envahir le Roussillon par ses troupes et réoccupa Perpignan après un long siège (10 mai 1475). Mais Ferdinand le Catholique, en dépit de l'alliance franco-castillane, ne paraît pas avoir reconnu ni l'occu-
Groslée a fait prisonnier Guillaume de Chalon, prince d'Orange, qui avait toujours suivi le parti du duc de Bourgogne. Il le livre au roiet reçoiten récompense la seigneurie de Voiron. |
Mais, sur ces entrefaites, les Anglais sont descendus en France avec une puissante armée. C'est le coup dur, attendu depuis longtemps par le roi. Les Anglais, voilà les antiques et vrais ennemis dela France*. Ils le sont, comme descendants de pirates. Une expédition en France, c’est une opération commerciale, la razzia; et c’est aussi une affaire de vins et de blé pour remplir et mettre en joie les ventres anglais.
Louis a donné l’ordre d’armer la Madeleine, du port d'Harfleur, le 13 avril 1475. Après un séjour de quatre mois à Paris, il vient de faire un tour en Normandie où il a vu Robert d’Estoutevillei. Il repart pour la Victoire près Senlis et parcourttoutes les places frontières de la Somme *. Louis regagne la Normandie et le pays de Caux‘. Il a demandé de lartillerie pour Dieppe’. Il tient une garnison à Eu.
pation française, ni les droits de leuda de Collioure. Louis, de son côté, semble à la fin de ses jours, comme le montre l'instruction ‘diplomatique donnée, le 13 avril 1483, à l’évêque de Lombez Jean Billières Lagraulas, fatigué de cette affaire des comtés qu'il demandait de remettre purement et simplement au roi d'Espagne (voir les différentes notices de J. Calmette et Ch. Samaran, Jean Billières Lagraulas).