‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 160 sur 289 · À. Gandilhon, op. cil.. 1. XX, p · texte numérisé non relu

À. Gandilhon, op. cil.. 1. XX, p

qu'ils cuident qui ayent bonne bourse, comme moy, et ne s’en fault pas fier en eulx! ». :

Louis est peuple : il aime les reliquaires. Mais comme roi, il peut savoir aussi que ces reliques sont l’une des fortunes de la France. |

Qu'il serait faux de penser que tout cela n’est pas sincère! Louis est un réaliste en politique ; c’est un réaliste dans sa foi. Ici, le miracle est le réel : et tant de fois le miracle s'est manifesté en faveur du roi! Miracle, la prise de Perpignan*. Une pierre, détachée d’un mur, tombe sur la robe de Louis, à Alençon, en 1462: il la ramasse, la baise et va la porter au Mont-Saint-Michel. Après la prise d’Ancenis, en ex-voto, le roi ordonnera de porter une ville d’argent à Saint- Martin de Tours. Louis fera dresser une généalogie de saint Martin” : il sait bien tout ce que la foi catholique lui doit. Il l'honore, comme il honore Pey Berland, évêque de Bordeaux°, et l'empereur saint Charlemagne. Sa foi est naïve, et c'est Louis qui favorisera la prière de l’Angélus.

Mais sa croyance demeure aussi utilitaire.

Louis s'intéresse à l’abbaye de Redon parce qu’elle est sur la frontière de la Bretagne. À Béhuard, il surveille l’Anjou. Ses bienfaits, ses travaux à Orléans attestent qu’il est chez lui dans le fief de la maison d'Orléans et qu'il y répare les

1. P. Marchegay, Louis XI, M. de Taillebourg et M. de Maigné, dans Bibl. de l'École des Charles, 1855. p. 17; A. Gandilhon, op. cit.,t. XX, p. 350-357.

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