À. Gandilhon, op. cit., t. XX, p
2. Cette chapelle était située sur la muraille, à côté de la porte de Pierrefonds, décorée d’une image de Notre-Dame. La chapelle n'existe plus et la porte a été démolie en 1778 (Bibl. de Compiègne, notes de Léré).
promettre une ville d'argent à Notre-Dame de Cléry, « à ce que ladicte dame me saulve ladicte ville de Noyon et tout le royaume; car, si faulte y avoit, j'auroye grant paour qu'il n'en vensist mal » : que Bourré envoie en hâte de l’or à un bon orfèvre d'Orléans’. En 1475, Louis donne 1 200 écus d’or au chapitre de Notre-Dame de Rouen, « à ce que par sa grâce elle nous soit secourable en tous les faits et affaires de nous et de nostre royaulme? ». Le traité de Picquigny est dû à l'intercession de la Viergeÿ. Elle est la Notre-Dame de la Paix du vœu de Beauvais‘. Marie est la « bonne dame ° ». Le roi Louis se rencontre ici avec la mère de François Villon. Il se fait peuple.
Notre Dame est bien commode. Ainsi le roi fera le surprenant hommage féodal de la ville de Boulogne-sur-Mer à la Vierge‘. Mais c'est parce qu'il ne peut pas la prendre lui-même. Cela ferait du chagrin aux Anglais. Et l’on avait vu le comte de Charolais se rendre à pied à Boulogne pour remplir un vœu, avant de recevoir le serment de fidélité de ses sujets en Picardie’. Louis se déclare dévot à la Vierge de Clermont en Auvergne ®. Mais il n’omet pas de dire que l’église sera rattachée à Paris ou ailleurs. C'est le temps où le roi fait diriger vers le Parlement de Paris les appels du Bourbonnais®, où le siège des exempts sera fixé à Montferrand ‘. La dévotion à la Vierge de Clermont, c'est l'annonce du consulat que Louis donnera, au mois d’août 1480, à la requête des bourgeois, à Clermont, ville capitale d'Auvergne, décorée de belles et anciennes fortifications, grandement habitée de gens de métiers et de bourgeois, communauté loyale et fidèle. La cité aura son consulat, en dépit des officiers de l’évêque.
1, Lelires, V, p. 50.
2. Ibid., p. 331, — 3. Ibid., VI, p. 19. — 4. Ibid., p. 830. — 5. Ibid., p. 33. 6. Ord., XVIII, p. 350, 391, 624. Cf. t. XVI, p. 224.