‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 202 sur 289 · PL XVIII · texte numérisé non relu

PL XVIII

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Le premier livre imprimé à Paris sur les presses de la Sorbonne

Barzizi (Gaspaino) Epistolæ, 1470 (Bibl, Nat, Rés. Z. 1985)

‘saura se servir !, sortit, en 1470, d’un très petit atelier, établi dans la maison de Sorbonne. Il y avait alors un maître allemand qui s'appelait Jean Stein et un amateur de belles lettres antiques du nom de Guillaume Fichet, rhétoricien dont Louis connaissait la fidélité, car il avait mis à contribution ses talents et il venait de l’envoyer en mission vers le duc de Milan=*. Jean Stein, qui connaissait le secret des gens de Mayence, fit graver à la Sorbonne de beaux caractères ronds et mobiles. C’est l’origine de l'imprimerie en France. Trois compagnons allemands que le roi Louis naturalisera (Ulrich Gering, Martin Krantz et Michel Freiburger) sont les bons ouvriers qui vont imprimer les Epistolæ de Gasparino Barsizzi de Bergame?. Ils chantent l'éloge de Paris qui les a si bien accueillis : « De même que le soleil répand partout la lumière, ainsi Paris, capitale du royaume, nourrice des Muses, tu verses la science sur le monde. — Reçois donc en récompense cet artd'’écrire, presque divin, qu’inventa l’Allemagne. — Voici les premiers livres produits par cette industrie sur la terre de France, dans tes propres édifices. — Les maîtres Michel, Ulrich et Martin les ont imprimés et en imprimeront d’autres. »

Ils en imprimeront d’autres, les adorateurs de Gutenberg, comme le Salluste de 1471, où nous trouvons l'éloge du courage du roi. Louis allait, en ce temps-là, entrer en campagne contre le duc de Bourgogne. Alors les imprimeurs le proclament : «Le plus grand roi de la terre prépare ses armes et ses soldats et menace de la destruction ses éternels ennemis. C'est maintenant, peuple de Paris, dont la gloire militaire fut grande jadis, qu'il te faut étudier l’art de la guerre. Que les hauts faits des grands hommes rapportés ‘par Salluste dans son œuvre te servent aujourd’hui d'exemple. Compte

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