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«royaume de Bourgogne,que ceulx de France ont longtemps usurpé »> : une expression ambitieuse que Charles pouvait comprendre, mais que les marchands et les vignerons du pays nemtendaient certainement pas’. Ils demeuraient sur leurs murailles à faire le guet, à vivre dans les alarmes, quand Charles le Hardi se jetait dans les aventures?. 1l était trèsriche, mais la ville se disait bien pauvre ; et Charles ne faisait que réclamer des contributions pour payer ses aventuriers Lo mbards, ses compagnies d’Allemands, ses charrois d'artillerie 3, Voilà ce que les gens de Dijon comprenaient. M. de Craon ne paraît pas avoir été mal reçu par eux‘. Les États de a province s’assemblent, le 25 janvier 1477. Les prudents D i jonnais s'y rendirent seulement en petit nombre; les nobles xx ” y vinrent pas. Mais la majorité demeura acquiseau roi Louis; € + tout ce que le prince d'Orange en tira, ce fut l’hommage de douze torches de trois livres et de huit tonneaux du vin ler eilleur. Pourquoi le roi de France ne serait-il pas de bonne oi dans le rôle de protecteur de sa filleule? Les gens des Éta ts firent leur soumission, et ils demandèrent seulement à uax envoyés de Louis de jurer qu'il garderait bien la BourgS œne jusqu'au mariage de Marie, qu’il rendrait ses biens à Charles le Téméraire, s’il revenait, car on ne pouvait toujouxs pas croire qu’il était mort.
Le rOGi avait délégué pour gouverner la Bourgogne M. de Craon, qui est Georges de la Trémoille, Charles d'Amboise, seigneur de Chaumont, Monseigneur d'Albi et Monseigneur
le Téméraire 500 écus d'or dans une coupe de jaspe. Un lion gigantesque portait l'écu de la province sur une place.