‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 270 sur 289 · Bibl. nat., ms. fr. 325175, fol · texte numérisé non relu

Bibl. nat., ms. fr. 325175, fol

&. Bibl. nat., ms. fr. 6987, fol. 391.

d'amitié. Là où il veut qu'on sache qu'il est toujours en santé, Louis fait acheter, à n'importe quel prix, un cheval vigoureux ou une belle mule. On lui cherche partout des chiens, sa vieille passion, sa dernière passion’. En Espagne, il achète des dogues; en Bretagne, des lévriers et des épagneuls; à Valence, des petits chiens qu'il paye plus cher que les gens ne les veulent vendre; en Sicile, une mule; des chevaux à Naples et des bêtes étranges de tous les côtés; en Barbarie, des adibs qui sont de petits loups pas plus gros que des renards ; en Danemark et en Suède, desélans et des rennes. On les met dans un coin du parc. Le roi ne parle plus, même pas à ceux qui les lui présentent*. Un mot bref de remerciement au duc de Ferrare pour l'envoi d’un léopard, .« lequel est le plus beau et le meilleur que je veiz jamais*® ».

Un projet préoccupe encore Louis. Le mariage du dauphin avec la fille de l'archiduc d'Autriche qui doit assurer la paix *.

Il préoccupe aussi le roi Édouard, puisqu'il y a eu une promesse de mariage entre sa fille et le fils de Louis. Les Anglais se montrent inquiets des conquêtes du roi qui touchent à Calais. Les gens des États de Flandre, Maximilien et les envoyés de Louis se sont rencontrés à Alost. Les Gantois, turbulents et vindicatifs, qui ont mis la main sur ses enfants, font des remontrances à l’archiduc. Ils veulent ce mariage qui sera un gage de paix*. Maximilien est bien jeune, sans crédit : l'autorité

1. Le 12 août 1482, il écrit à la dame de Montsoreau qu'on lui envoie les chiens de la feuc reine d'Angleterre. « Vous sçavez qu’elle m’a fait son héritier, et que ce sera tout le meuble que j'en auré ; aussi c’est cellui que j'ame le mieulx. » Lettres, IX, p. 276. |

Page 1