‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 35 sur 289 · Ibid., p. 413. — 17. Ibid., p. 469, 19 mui · texte numérisé non relu

Ibid., p. 413. — 17. Ibid., p. 469, 19 mui

Tel est le démolisseur qui a confirmé tant d’actes de son père, et même ceux des Anglais.

Mais en cette saison, Louis commet aussi une erreur qu’il reconnaîtra plus tard. Il supprime la juridiction de la Cour des Aides qu'il rattache aux Requêtes de son Hôtel'. Les aides étaient l'impôt consenti, levé exceptionnellement d’abord pour la guerre, et qu’on avait fini par répartir par provinces, par élections. C'était une partie de l’armature de l'organisation financière. Les élus, qui n’étaient pas toujours honnêtes, avaient donné lieu à beaucoup de plaintes. Et Louis nomme Bertrand de Beauvau premier président des "Comptes *. Le personnel des Aides était nombreux. Louis fit

es mécontents : rien n’est plus dangereux que les innovations en matière de finances. Le roi s’en aperçut assez vite. Les conseillers aux. Requêtes étaient trop occupés avec les commissions de l’Hôtel et de la Chancellerie. Au lieu d’avoir réalisé une économie et une simplification, Louis constata que les aides rentraient mal et que le revenu du domaine allait se trouver diminué. Il rétablit les conseillers généraux sur la justice des Aides et cette organisation sous sa forme première. Jean Hébert, Compains, Erlant et Longuejoue vont l'assurer à nouveau. |

Louis, qui reconnaît ses erreurs, sait se montrer ouvert, quand il le faut. Ainsi il nomme François II, duc de Bretagne, dont il avait des raisons de se méfier, son lieutenant général pour les pays en deçà la Seine, et il dit qu'il apprécie son sens et sa vaillance *. Jean de Foix-Candale, qui avait tenu le parti des Anglais, est à ses yeux prud’homme | et expérimenté aux armes. Louis lui cède de nombreuses

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