‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 8 sur 289 · Chastellain, IV, p · texte numérisé non relu

Chastellain, IV, p

son compagnon de Genappe, qu'il sait bien n'être pas un bon fils, et qui est, comme lui, un ambitieux.

Louis entretient des relations trop amicales avec Guillaume de Bische, dont Philippe le Bon se méfiait d’une manière toute particulière. Guillaume semble régner sur la maison de Louis où il entre à toute heure, aussi bien la nuit que le jour. Souvent on les voit sortir, bras dessus bras dessous, pour rendre visite aux dames et demoiselles de Paris.

Guillaume de Bische en connaissait beaucoup. Le roi, qui s'amuse secrètement et que l’on dit amoureux, use de ce factotu m !. Louis blesse profondément le duc de Bourbon à qui il vient d'ôter son gouvernement de Guyenne. Les Liégeois sont venus à Paris pour se réconcilier avec le nouveau roi. Et Louis, dont l'esprit ne connaît pas le repos?, cherche une querelle à son oncle au sujet des trêves et des conventions qu'il avait avec les Anglais.

Philippe le Bon commence à voir clair. Il a vraiment abrité le renard, et il dit : « Déa! je voy bien comment il va. On quiert jà à moy rompre mon voyage. » Il commence à regretter le bon temps du roi Charles trépassé: Philippe ne pense plus qu’à regagner ses États.

Les Bourguignons continuent à s'amuser à Paris où Charolais paraît dans une joute. Philippe reçoit la duchesse d'Orléans dans son hôtel, et il la fait monter en croupe derrière lui, trottant parmi les badauds qui s'exclament : « Et velà un humain prince ! Que benoit soit-il et tous ceux qui l’aiment! Et que n’est tel notre roy, et ainsi humain, qui

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