‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 83 sur 289 · Letlres, IV, p · texte numérisé non relu

Letlres, IV, p

adressé au roi une bulle relative à « une nouvelle et religieuse fraternité ou confrairie de la paix universelle ». C’est une matière « nouvelle et de grant bien et conséquence » dont le roi désire de tout son cœur voir le plein effet. Mais Louis demande au conseil d'examiner la bulle article par article avant de la publier, de bien voir s’il n’y a là rien de préjudiciable*. | nn

Le 20 août 1470, le roi quitte brusquement Amboise. Huit jours après, il est au Mont-Saint-Michel. Sans doute, il a été prier au sanctuaire et à l'église de Saint-Lô : c'est par l'intercession d’une prière adressée à saint Aignan par le roi, que cette ville a été gardée en 1467°. Partout brûlent de gros cierges. On dit des messes. Le roi offre des oiseaux d'argent. Il aumône les pauvres et les ladres. Le roi parle au peuple. Avec le marinier d’'Avranches, il s’est entretenu « d’aucunes choses de la mer ». Mais Louis vient surtout de faire une rapide inspection*®. Il a vu que les Bourguignons étaient toujours dans les passages maritimes, près de la côte, prenant des pêcheurs, brülant les vaisseaux garnis de vivres, tuant des gens et faisant des prisonniers. Les Bourguignons attendent plus grande puissance d'Angleterre et d’ailleurs pour combattre nos gens et ceux de Warwick, devenu un mortelennemi du roi d'Angleterre. Louis demande les troupes du grand maître à Harfleur. Il faut leur résister “. Mais le roi est tranquillisé du côté de la Bretagne. Deux chanoines de Saint-Laud d'Angers viennent de partir à Nantes avec Mgr de

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