‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 33 sur 137 · RETOUR DE LA COUR A PARIS · texte numérisé non relu

RETOUR DE LA COUR A PARIS

Simon-Ducros, un des officiers de ce Montmorency dont, deux ans après, Richelieu fera trancher la tèteV Est-il une affirmation plus précise, et en même temps moins suspecte, se trouvant sous une telle plume?

Cependant, la guérison de Louis XIII ayant été aussi prompte que la maladie qui l'avait mis aux portes du tombeau, la cour s'éloigne de Lyon, le 49 octobre 1680, pour revenir à Paris. Que Marie de Médicis ait interprété dans un sens favorable à ses rancunes la réponse de son fils, et conçu à ce mo*ment de vives espérances, on peut Tadmettre, car l'ambition, prête à livrer sa dernière bataille, est sujette plus que jamais aux illusions. Mais celui qui aurait pu alors embrasser d'un seul coup d'œil tous les faits que nous venons de remettre en lumière n'aurait pas douté du maintien de Richelieu* L'éditeur consciencieux et exact des papiers d'État du grand ministre dit, sur la situation même qui nous occupe en ce moment : a Si la faiblesse de Louis XIII nous inquiète, son bon sens nous rassure*. » Nous, au contraire, peut-être parce que nous nous sommes moins laissé envahir par les craintes naturelles de Richelieu, craintes ressenties et exprimées au jour le jour par un honmie dont la Rochefoucauld a dit qu'il avait l'esprit hardi et le cœur timide *) nous affirmons sans hésiter qu'il y a lieu d'être rassuré autant parla fermeté que par le bon sens de Louis XIII.

* SiinoD-Dacros, Hiitoirê du duc dé diontmortncy, livre IV, p. S35; édition ln-4» de 1M3. ^ « Papieri d'État de Richelieu, t. III, p. 969. s Mémoires de la Aoehefoueauld, p, 381, collection Michaud.

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