OPINION DE M. COUSIN
enfin à la Visitation le 19 mai 1637 \ » — « Nous savons, avait dit M. Cousin, que la pauvre femme a été enveloppée dans des intrigues diverses dont elle a fini par être la victime. » — « Nous ne remonterons pas avant Tannée 1636, lisons-nous ailleurs, nous prendrons l'affaire dans sa crise même, au milieu de la lutte engagée entre les parents et amis de Faimable jeune fille qui s'efforcent de la retenir à la cour, et Richelieu qui la précipite vers le couvent à l'aide de conseillers et de conseillères hypocrites que dirige dans Tombre le P. Carré*. »
Ce sont les lettres écrites à Richelieu par ce P. Carré, dominicain, confesseur de mademoiselle de la Fayette, que M. Cousin a apportées au débat. C'est dans ces lettres qu'il a cru trouver la preuve que mademoiselle de la Fayette avait été poussée au couvent par les seules intrigues de Richelieu, intrigues conçues et poursuivies à Tinsu du roi et contre son sentiment personnel. Mais l'éminent biographe des Femmes illustres du dix^septième siècle a publié ces lettres sans les lire attentivement', ou du moins en se préoccupant uniquement d'y trouver ce qui était favorable au système qu'il avait adopté.
Ce système, qui a semblé à M. Cousin plus propre à rendre intéressante mademoiselle de la Fayette,
• Papiers de Richelieu, t. V, p. 773.
* Madame de Haute fort» pp. 252 et 303.
3 C'est ainsi que les premières lignes d'une lettre du P. Carré à Richelieu, du 1" février 1636, parlant de la gouvernante des filles de la reine, M. Cousin dit, dans une note, qu'il n'en sait pas le nom. Et pourtant ce nom se trouve dans le corps de cette même lettre. (V. Archives des aff, étrang., France, t. LXXVIlt, année 1636, fol. 124, pièce citée par M. Cousin dans Madame de Hautefort, p. 307.)