‹ Louis XIIIChapitre 13 sur 166 · RICHELIEU · texte numérisé non relu

RICHELIEU

Luvnes disparu, le Roi chercha dans son entourage un appui sérieux. Il connaissait depuis longtemps M. de Luçon, et, comme le souci des affaires de l'État était cher à Louis XIII par-dessus toutes choses, il s'aperçut bien \ite de l'intérêt que l'évéque y prenait, et de l'intelligence qu'il y pouvait dépenser. Peu à peu la confiance du Roi devint entière, et elle s'augmenta d'une inaltérable affection. Il suffit de lire les lettres de Louis XIII à Richelieu pour s'en convaincre, et tout commentaire serait superflu.

Citons seulement trois phrases types, souvent répétées avec des lormes variées, qui expliquent bien des chpses.

i< Tant plus mes cnucuiis nie disent du uud de vous, el lanl pins cela ni augmente Yaffeclion que fai pour vous. »

" Je suis fort gaillard, en dépit de ceux qui ne nous aiment pas. »

" Mon cousin, vous save::^ comme je vous crois en général pour iiws afjaires; croycT-moi donc aussi, el nous vieiulruns à bout de toutes les difficultés. »

Ceux qui ne connaissaient point les sentiments du Roi, n'ont rien pu com-

' « A pleins bateaux » ; on voyageait beaucoup par eau, et les coches d"eau étaient encore plus grands que les carrosses.

Î.K CAR.UTKRK H K LOLMS XIII

prendre aux événements. Les courtisans de la journée des Dupes furent plus

,V 'DiCl

DIRKU-AXT .. LA BAROLK DK LETAT .

D'après Cris, de Passe.

Cabinet des Estampes, Bibliothèque nationale.

dupes encore qu'ils ne le croyaient; et on pourrait même dire que pour eux le rè<nie fut une suite de journées des Dupes.

Page 1