LE CHATEAU DE BEAUGENCY-SUR-LOIRE
sous LOUIS XIII D'après Cl. Chatillon. — Cabinet Jts Estampes, Bibliothécpie Nationale.
Saint-Gci"niain-en-l,ayc, 26 novembre 1632.
Mon cousin, j'ai été très aise d'apprendre par Saint-Aoust ', que vous étiez parti de Bordeaux -, qui est un signe que vous vous portez bien. Je vous puis assurer que c'est la meilleure nouvelle qu'il m'eut su apporter et qui me donne espérance de vous revoir bientôt en parfaite santé.
Pour moi, je me porte fort bien. Dieu merci, et finirai en vous assurant de mon
Lettre 46. — Archives de Chantilly.
I. Jean Frodet, comte de Saint-Aoust. — 2. Richelieu avait voulu faire linspection des côtes de l'Océan; tombé dangereusement malade, à Bordeau.\. il se mit en route dés qu'il fut rétabli.
affection, qui sera toujours telle que vous la pouvez désirer, et prierai le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.
Louis.
Versailles, i"^"^ décembre 1632.
Mon cousin, je vous fais ce mot par Monseigneur', qui n'a point eu de repos qu'il ne vous ait été voir.
Il vous dira que je me porte très bien, grâce au bon Dieu, et voudrais de tout mon cceur que votre santé fût aussi bonne que la mienne. Je suis en très grande impatience de vous voir pour vous assurer toujours de mon affection ainsi que je vous l'ai promise : attendant quoi, je prierai le bon Dieu de tout mon cceur qu'il
vous tienne en sa sainte garde.
Louis.
Saint-Germain-en-Laye, 17 décembre 1632.
Mon cousin, j'ai reçu votre lettre datée de Tonnay-Charente ', par laquelle je vois votre acheminement vers Richelieu -, ce qui m'a augmenté l'envie et l'espérance que j'ai de vous voir bientôt. M. Bouthillier vous écrit quelque chose que je lui ai commandé sur le sujet d'un homme qui vous va trouver, lequel je vous prie de ne rien croire ni en bien ni en mal de tout ce qu'il vous pourra dire de moi, ayant reconnu sa mauvaise volonté. Je ne vous en parlerai pas davantage ; seulement vous assurerai-je que je vous tiendrai ce que je vous ai promis jusques au dernier soupir de ma vie, et prierai le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.
Louis.
Lettre 47. — Archives de Chantilly.