Ibid.. t. CCLVII, p
E. Ml CHAUD. I. — 12
de ce nom, il fut élevé au cardinalat, en 1681, par Innocent XL II avait alors soixante-quatre ans. Le cardinal d'Estrées le désigna à Louis XIV comme dévoué à la France, à l'exemple de son oncle, et comme digne de la papauté; mais les Espagnols traverseraient son élection1. Servient le jugea moins favorablement; il le traita, à cette même époque, de « courtisan accusé de fourberie et d'intérêts », et la pasquinade de la promotion, l'accouplant avec Spinola, les appela : « Due Tinti2. » On lit dans une dépêche de Servient, du 29 octobre 1681 : « Les prostitutions que le cardinal Brancaccio fait de sa dignité aux Espagnols, sont si fortes, si fréquentes et de tant de manières, qu'il leur en devient même suspect, bien qu'il ne doive l'être guère moins au roi, si l'on examine à fond les choses qui le regardent3. » Le 21 mai 1682, Servient, parlant encore de lui, a l'occasion de sa maladie à Viterbe, insista sur le signalement précédent, et dit qu'il était « extrêmement fourbe et reconnu pour tel de tous ceux qui ont approfondi son naturel4. »
M%] Bussi. — En 1684, il avait soixante ou soixanteeî-nn ans et était commissaire de la consulte. 11 avait peu de brillant, mais il travaillait. « Extrêmement tendre et sensible pour ses proches, » il était indifférent pour les couronnes, riche et protégé par le cardinal Cibo5. Le cardinal d'Estrées écrivit qu'on était choqué, à Rome, de ne pas le voir figurer dans la promotion de 1686 6.
Capellari. — Cet abbé était, comme il a été dit, l'intime confident du cardinal Bassadonna. On ne sait lequel des deux nuisait le plus à la réputation de l'autre. Des gens déguisés en pèlerins essayèrent de le marquer de