Le même au même (ibid., t. CGXGII, p
par an1. » — Dépêche du 28 octobre : « Il s'est répandu un bruit qu'alarme bien du monde, que le pape veut faire généralement une extraction de tous les monts, c'est-àdire, de 4 pour 100 qu'ils payent aux particuliers, ils n'en payeront plus que trois, et même il a déjà commencé à l'exécuter. Les neveux de papes, dans les précédents pontificats, ont bien fait l'extraction de quelquesuns et en ont profité; mais jusqu'à présent elle n'a pas été générale. Sa Sainteté prétend la couvrir, à ce qu'on dit, de la nécessité d'augmenter le revenu de la chambre, qui le sera considérablement par ce moyen, et de trouver facilement des sommes pour le secours de la chrétienté. Mais ce sera une chose bien dure pour les particuliers de perdre tout d'un coup le quart de leur revenu de cette nature, et dont beaucoup d'hôpitaux et communautés religieuses qui ont des biens sur les monts, pâtiront aussi 2. »
Toutes ces mesures arbitraires que le pape prenait de son propre chef, comme s'il eût pu disposer à son gré de la fortune de ses sujets, irritèrent tellement ceux-ci, qu'il songea, comme je l'ai déjà rapporté, à diminuer l'odieux de sa réduction générale en diminuant l'impôt sur la mouture « d'un Jule dans Rome et de deux dans l'État ecclésiastique. » Le 23 décembre 1684, le ducd'Estrées manda au roi que l'extraction du mont nommé Saint-Bonaventure était faite, que l'on allait commencer celle d'un autre, que l'on faisait état que dans toute l'année prochaine toutes les extractions seraient achevées, etquele pape s'en justifiait en disant que ce n'était ni pour lui ni pour les siens 3! — Dépêche du 24 avril 1685 : Le pape trouve que la réformation des monts par extraction ne rapporte pas assez d'argent, et il préfère celle par réduction. Il l'a déclaré. « Cette déclaration fait crier beaucoup... On prétend que Sa Sainteté n'en demeurera pas là, et qu'elle veut retran-
1. Le duc d'Estrées au roi (Correspondance de Rome, p. 130-138)^